Juraj Slafkovsky est devenu un marqueur de 30 buts dans la LNH... et peut-être même plus

Dany Dubé
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Les qualités de passeur de Juraj Slafkovsky étaient évidentes depuis son arrivée dans la LNH, mais les doutes persistaient à savoir s’il serait un jour en mesure de devenir un tireur redoutable dans la LNH. La réponse est maintenant sans équivoque : absolument.
Le gros ailier du Canadien de Montréal a atteint un autre niveau, cette saison. Il produit présentement à un rythme de 65 points et 30 buts. Quand tu atteints le plateau des 30 buts, tu peux officiellement être considéré comme l’élite de la LNH.
Tout ça, à seulement 21 ans. Quand on considère qu'un attaquant atteint habituellement sa pleine maturité aux alentours des 25 ans, une question mérite d'être posée : jusqu'où peut-il aller?
Si le plateau des 30 buts est maintenant son plancher, où est le plafond?
Je ne compare pas les deux joueurs, mais Leon Draisaitl est passé de trois premières saisons de 19, 29 et 25 buts, à 50 à sa quatrième année. Tout ça, au même rythme qu'il bâtissait sa chimie avec Connor McDavid.
Des monstres de protection de rondelle
Ce qui pousse à croire que ce n'est que le début pour le grand Slovaque, c'est justement la chimie qu'il est en train de bâtir avec un autre jeune joyau de l'organisation, Ivan Demidov.
Ce qui permet au trio qu'ils complètent avec Oliver Kapanen de connaître du succès offensivement, c’est qu’il ne perdent pas la rondelle quand il sont sous pression.
Slafkovsky excelle à ce chapitre et c’est la même chose pour Demidov, mais pour des raisons différentes. Dans le cas de «Slaf», c’est parce qu’il est fort comme un bœuf. Non, Slafkovsky n’est pas le joueur le plus rapide sur patins mais il compense par la rapidité de ses lectures et de son exécution sur la patinoire.
Une séquence en particulier l’a illustré, jeudi soir face à l’Avalanche du Colorado, soit celle lors de laquelle Demidov a brisé son bâton, qu’il a eu le temps de retourner au banc et de revenir dans l’action, avant de recevoir une rondelle que Slafkovsky avait protégé de main de maître en fond de territoire. Le tout s’est soldé par une excellente chance de marquer.
À l’inverse, Demidov est aussi extrêmement difficile à contrer en zone offensive en raison de son agilité et de sa vitesse.
C’est impératif d’être en mesure d’exécuter sous pression, dans la LNH. Sinon, tu deviens prévisible.
Et c’est exactement ce que ce trio n’est pas, et pourquoi Slafkovsky va marquer 30 buts cette année, et plusieurs fois d’ici la fin de sa carrière.
Bolduc : ça s’en vient
Parlons maintenant d’un joueur qui n’a pas encore éclos : Zachary Bolduc. Je vous le dis, ce n’est qu’une question de temps.
Ce jeune ailier va connaître d’excellentes saisons dans l’uniforme du CH.
En début de saison, on lui a demandé de s’impliquer davantage. Il jouait comme un tireur et cherchait constamment l’espace libre pour se placer afin de décocher son lancer. Quand il n’avait pas le disque, c’était, disons, peu concluant.
On lui a donc demandé de trouver une façon d’être plus impliqué dans le jeu, d’être plus engagé dans toutes les phases de la partie.
Le hockey d’aujourd’hui ne fait aucun compromis. Tout moment d’inactivité, que ce soit par épuisement, par paresse ou par négligence finira par coûter cher. Aucun joueur dans la LNH ne peut performer à son plein potentiel s’il n’est pas toujours optimal, à chaque présence.
Et c’est ce qu’on voit de Bolduc, depuis quelques matchs. Non seulement il a recommencé à produire mais, en plus, il s’implique physiquement. Son trio avec Kirby Dach et Jake Evans joue très bien depuis quelques matchs.
On sent que la confiance de Bolduc, qu’on a sentie fragile à certains moments cette saison, revient graduellement.
Je vous le dis : l’éclosion est imminente.
Ça marche!
Alexandre Carrier a la touche, présentement. Ce sont cinq buts à ses neuf derniers matchs pour le défenseur du Canadien, qui en compte six au total cette saison. Sa meilleure production en une saison, avant celle-ci? Quatre buts.
Ça ne marche pas...
Je suis absolument sans mots pour expliquer l’incohérence de la LNH en relation avec les coups à la tête. La ligue dit vouloir protéger les joueurs au moment où ils sont vulnérables. On dit qu’un joueur est responsable de son bâton, il devrait aussi être responsable de ses épaules.