Jour de bilan pour le Canadien: voici 10 choses que l'on a apprises de cette saison


Jonathan Bernier
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Et voilà! Cette longue saison du Canadien est finalement terminée. Un autre épuisant marathon au terme duquel le Tricolore se voit exclu des séries éliminatoires. Cette fois, par contre, on s’y attendait. Après tout, le Canadien se trouvait dans l’an un de sa non-officielle, mais très apparente reconstruction. Une reconstruction qui pourrait gagner en vitesse advenant que l’organisation remporte la loterie Connor Bedard, prévue le 8 mai. Cette saison de 68 points (31-45-6) à oublier – la deuxième plus mince récolte de l’histoire du Canadien dans un calendrier d’au moins 80 matchs – aura, à tout le moins, permis de faire les 10 constats suivants.
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1) Une culture bien implantée

Embauché en février 2022, Martin St-Louis en était à sa première saison complète derrière le banc du Canadien. Après avoir survolé les grands aspects de sa philosophie, il a pu réellement l’implanter. En attendant l’arrivée des résultats, il est impératif de bâtir la culture et l’identité de l’équipe. C’est un peu la vision qu’il a martelée tout au long de l’hiver. Un message qu’il a été en mesure de transmettre, avec l’aide de vétérans tels Nick Suzuki, David Savard, Jake Allen, Mike Matheson et Joel Edmundson. Virtuellement éliminés des séries éliminatoires depuis le creux de vague du mois de décembre, les joueurs du Canadien ont continué de se donner corps et âmes jusque dans les dernières semaines du calendrier. Voilà une preuve que la culture est bien implantée.
2) De l’expérience en banque

La saison s’annonçait déjà longue à Montréal. Quand on a su que Mike Matheson et Joel Edmundson rateraient le début de la campagne, on s’est dit que le Tricolore en mangerait des sincères soir après soir. Comment tenir le coup avec autant de jeunes défenseurs dans la formation ? Et pourtant. Kaiden Guhle, Jordan Harris et Arber Xhekaj ont fait tout un travail. Guhle a démontré qu’il serait le prochain général de cette équipe à la ligne bleue. Et plus rapidement qu’on le pense. Xhekaj s’est rapidement imposé physiquement en tenant tête à plusieurs hommes forts, tout en démontrant qu’il était capable de suivre la parade. Le trio a été rejoint par Justin Barron. Dans son cas, ça n’a pas toujours été facile, mais à 21 ans, c’est beaucoup d’expérience en banque.
3) La fin pour Drouin

Le contrat de Jonathan Drouin viendra à échéance le 1er juillet. Déjà six ans se sont passés depuis que Marc Bergevin l’a acquis du Lightning en déclarant qu’il «ne pouvait manquer cette chance». En 321 matchs avec le Canadien, Drouin a récolté 186 points, dont 48 buts. Ce qui a laissé plusieurs partisans et observateurs sur leur appétit. Surtout à 5,5 millions $ par saison. Le passage du Québécois à Montréal aura également été ponctué de quelques ennuis de santé. Des opérations aux poignets et des crises d’anxiété lui ont fait rater bon nombre de rencontres. Son avenir semble se dessiner davantage en Europe que dans la LNH. À moins qu’il n’accepte de se présenter à un camp d’entraînement sur une simple invitation.
4) Les autres qu’on ne reverra pas

Il n’y a pas que Jonathan Drouin qu’il serait surprenant de revoir dans l’uniforme du Canadien la saison prochaine. Kent Hughes se risquera-t-il à offrir un autre contrat à Sean Monahan, blessé plus souvent qu’à son tour? Il est permis d’en douter. Denis Gurianov en a-t-il suffisamment fait pour obtenir une nouvelle entente? Ça reste à voir. Par ailleurs, avec une ligne de centre en santé, il n’y aura pas de place pour Chris Tierney. Le contrat de Paul Byron en est un autre qui viendra à échéance, ce qui signifiera probablement la retraite pour l’attaquant de 33 ans. Toujours aux prises avec des problèmes aux hanches, l’Ontarien n’a disputé aucun match cette saison.
5) Du ménage dans l’infirmerie

Encore une fois cette saison, le Canadien n’a pas été épargné par les blessures. Les joueurs du Tricolore ont raté plus de 700 rencontres en raison de blessures. Ça fait beaucoup de millions à l’infirmerie. Plusieurs diront que ça tient de la malchance et que ça fait partie des risques de pratiquer un sport de contact. Soit. Cependant, ce qui est plus grave, c’est qu’on a assisté à des erreurs de diagnostic et à des retours trop hâtifs. Et ce n’est pas la première fois. Shea Weber a vu sa carrière être écourtée en raison d’une blessure mal guérie. D’ailleurs, en cours de saison, Kent Hughes a affirmé que le travail du personnel médical allait être réévalué au cours de l’été.
6) Caufield électrisant

Dans cette saison qu’on prévoyait misérable, Cole Caufield demeurait le seul espoir de bonheur et de réjouissance. L’attaquant de 22 ans n’a pas déçu. Posté dans l’un des cercles de mises en jeu, il a pris bon nombre de gardiens en défaut. Il a fait bouger les cordages avec une telle régularité qu’on se demandait s’il ne deviendrait pas le premier marquer de 50 buts de l’histoire du Canadien depuis Stéphane Richer. Malheureusement, une opération à une épaule l’a forcé à arrêter le compteur à 26 buts en 46 matchs. Le 20 janvier, au lendemain de son dernier match, il occupait le 11e rang du circuit dans la colonne des buteurs. On en aurait pris encore plus.
7) Dach, un vrai joueur de centre

Si Kirby Dach continue de progresser de la façon dont il l’a fait lors de cette première saison avec le Canadien, Kent Hughes passera pour un génie. L’attaquant de 21 ans a offert d’excellents services au Tricolore. Il s’est voulu un bon complément pour Nick Suzuki et Cole Caufield. Au centre, il a gagné en assurance au fur et à mesure que la saison avançait. S’il atteint son potentiel, il permettra à St-Louis de miser sur deux premiers centres de grande qualité, capables autant de contribuer en attaque que d’être fiables défensivement. Peut-être les Blackhawks ont-ils abandonné trop rapidement à son sujet?
8) Une première saison avec le C pour Suzuki

Plus jeune capitaine de l’histoire du Canadien, Nick Suzuki n’a pas paru étouffé par la pression venant avec cette responsabilité. En termes de production, il a connu la meilleure saison de sa jeune carrière (26 buts, 40 passes, 66 points). Véritable homme de fer, il n’a toujours pas raté un match depuis son entrée dans la LNH. Pourtant, ce n’est pas parce qu’il se tient loin de la circulation, lui qui est l’un des attaquants les plus utilisés du circuit (21 mins 06s). Dans le vestiaire, il semble avoir rapidement gagné le respect de ses coéquipiers.
9) Montembeault, le numéro un?

En voilà un autre qui a connu une belle progression. Complètement remis de l’opération au poignet droit subie à la fin de la dernière saison, Samuel Montembeault a compilé les meilleures statistiques de sa carrière (16-19-3, 3,42 ,901). Beaucoup plus solide et assuré devant son filet, Il a gagné la confiance de son entraîneur et de ses coéquipiers. En fin de saison, il a obtenu le départ dans 11 des 15 derniers matchs. Une séquence qui semble démontrer qu’il a délogé Jake Allen du poste de gardien numéro un.
10) RHP s’est fait un nom

L’impressionnant nombre de blessures a permis à certains joueurs d’obtenir des auditions qu’ils n’auraient possiblement pas obtenues. Anthony Richard, Jesse Ylonen et Alex Belzile ont tous passé du temps à Montréal. Cependant, Rafaël Harvey-Pinard est sans contredit celui qui a bénéficié le plus de son rappel. Par sa combativité, sa vision du jeu et sa rapidité, il a suffisamment séduit St-Louis pour que ce dernier l’utilise sur le premier trio à plusieurs reprises. À certaines occasions, il a même obtenu du temps de jeu sur l’attaque massive et en infériorité numérique. Harvey-Pinard s’est tellement fait un nom qu’il ne serait pas surprenant de le voir obtenir un poste régulier avec l’équipe l’an prochain après avoir signé un nouveau contrat.
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