«Jouer pour le Canadien, c’est un honneur» —Samuel Montembeault

Jonathan Bernier
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Les actuels dirigeants du Canadien semblent avoir compris ce que leurs prédécesseurs s’entêtaient à ne pas vouloir voir. Porter l’uniforme du Canadien, pour des Québécois, offre des opportunités qu’ils ne retrouvent pas ailleurs. Ce qui incite invariablement au dépassement de soi.
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« Jouer pour le Canadien, c’est un honneur et une fierté. Quand j’étais petit, mon rêve, c’était de jouer pour cette équipe, a soutenu Samuel Montembeault. C’est normal, c’est l’équipe qu’on regarde à la télé en grandissant. »
« Je n’ai pas eu l’occasion de jouer avec autant de Québécois dans ma carrière, a indiqué David Savard, qui a également évolué à Columbus et Tampa Bay. C’est le fun de pouvoir se retrouver. »
Rafaël Harvey-Pinard, Alex Belzile, Steve Bégin, Mathieu Darche, Francis Bouillon. Au fil des ans, la plupart des Québécois qui ont revêtu l’uniforme bleu-blanc-rouge ont été reconnus pour leur ardeur au travail. Comme si pour eux, revêtir le chandail tricolore venait avec une responsabilité de devoir se défoncer.
« On a grandi ici, a rappelé le gardien originaire de Bécancour. On sait à quel point le Canadien, c’est important pour les partisans et à quel point toute la province regarde. Alors, on se met de la pression pour performer et atteindre les standards de l’équipe. »
Le village gaulois
Le Québec fait figure de village gaulois à travers la grande majorité anglophone du reste de l’Amérique. Par conséquent, qui donnera une chance à un jeune du coin si le Canadien ne lui ouvre pas les portes ?
« C’est important que l’organisation donne la chance à un joueur québécois quand il est aussi bon qu’un autre, a martelé Savard. Pourquoi ne pas lui donner une occasion de jouer à la maison ? C’est tellement un sentiment spécial de pouvoir jouer devant tes proches et tes amis. »
Le défenseur du Canadien amène un bon point. Le hockey n’est pas différent des autres milieux de travail. Les contacts sont souvent importants pour avancer. D’ailleurs, Montembeault en est une belle preuve.
« Si je n’avais pas connu Marco Marciano (l’entraîneur des gardiens du Rocket) avec qui j’ai travaillé dans les rangs juniors, je ne serais peut-être pas ici. C’est certain que ça a aidé », a fait valoir Montembeault, réclamé au ballottage des Panthers de la Floride, en octobre 2021.