Joshua Roy est insatisfait de la performance du Rocket : «On doit rebondir, on l’a fait toute l’année»
Le Rocket permet aux Monsters de revenir dans la série après avoir remporté les deux premières parties à Cleveland


Dave Lévesque
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Le Rocket n’a pas joué son meilleur match de l’année dimanche et il doit maintenant attendre avant de passer à la prochaine ronde des séries.
«On doit rebondir, on l’a fait toute l’année, a insisté Joshua Roy. Il n’y a pas une équipe qui est capable de compétitionner contre nous quand on joue à notre façon.»
Les Monsters tiraient de l’arrière 0-2 sans la série 3 de 5 et se devaient de l’emporter pour rester en vie. Ils sont donc arrivés sur la glace de la Place Bell avec le couteau entre les dents.
«Ils savaient que c’était leur dernière chance et ils ont joué un bien meilleur match que les deux premiers. Ça va être à nous de faire des ajustements et d’arriver prêts mardi», a soutenu Laurent Dauphin qui a été le meilleur joueur des siens.
Apprentissage
Pascal Vincent a semblé étonné de voir ses joueurs afficher autant de nervosité en début de rencontre alors qu’ils étaient de retour à la maison après avoir remporté les deux premières rencontres à l’étranger.
«Je m’attendais à voir ça à Cleveland et on ne l’a pas vu. On est arrivé devant nos partisans et il y avait un peu de nervosité qui s’est dissipée avec le temps.»
L’entraîneur-chef a cependant rappelé qu’il dirigeait une équipe jeune. Le Rocket n’a pas participé aux séries éliminatoires la saison dernière et son noyau est composé de jeunes joueurs. Ça explique peut-être le décalage entre le niveau d’urgence affiché par les visiteurs et les joueurs du Rocket.
«Sûrement que ça fait partie de ça, mais on essaie de les informer et de les éduquer sur ces dangers, mais des fois il faut traverser ça, a mentionné Vincent. On a dix joueurs qui en sont à leurs premières séries, Cleveland est allé en finale d’association l’an passé.»
Gros changements
Même si son équipe avait remporté les deux premiers matchs de la série, Pascal Vincent a décidé d’apporter deux changements pour cette première rencontre à la maison.
Il a ainsi voulu profiter de la présence de Cayden Primeau et d’Oliver Kapanen cédés par le Canadien au cours du week-end. Brandon Gignac a donc été laissé de côté tandis que Jacob Fowler, qui a remporté les deux premières parties, est retourné sur le banc.
«Nous avons de bons joueurs, a commenté Vincent. On ne pouvait pas utiliser Primeau avant, mais on savait que s’il revenait, il jouerait. Kapanen a joué toute la saison, il a fait les séries à Montréal. Pour le gardien, c’était planifié longtemps à l’avance.»
On peut comprendre sa décision, surtout dans le cas de Primeau, qui a présenté une fiche de 21-2-2 avec une moyenne de 1,96 et un taux d’efficacité de ,927. Fowler, qui vient d’arriver des rangs universitaires, n’avait que trois matchs d’expérience avec le Rocket avant le début des séries.
Cela dit, Primeau ne peut pas être tenu pour responsable des trois buts adverses. Deux ont été marqués par des joueurs laissés sans surveillance dans l’enclave et l’autre l’a été sur un surnombre pendant que les Monsters étaient en désavantage numérique.
Déranger
La clé pour le Rocket sera d’entrer dans la zone mentale de Jet Greaves, qui a été imperturbable dimanche.
«Nous devons lui donner du mérite, mais nous devons mettre plus de gars devant lui pour gêner sa vision», a soutenu Laurent Dauphin.
Greaves n’est pas dans le moule des gardiens modernes à seulement 6 pieds, beaucoup de circulation devant lui le gênera sans doute. Mais le Rocket doit aussi corriger son jeu sur les unités spéciales. Il n’a pas été en mesure de marquer en quatre avantages numériques en plus d’accorder un but aux Monsters alors que ceux-ci étaient à court d’un homme.
«Notre avantage doit être meilleur, nous devons être plus dynamiques, être plus en mouvement et faire en sorte que les yeux du gardien bougent», a expliqué Pascal Vincent.