Tous les résultats
Publicité

Josh Anderson: le compteur à zéro, mais aussi des statistiques avancées offensives en chute partout

Photo Tim Nwachukwu/Getty Images/AFP
Photo portrait de Jean-François Chaumont

Jean-François Chaumont

2023-12-03T17:30:00Z

Partager

«Josh est de retour.» Martin St-Louis y allait de cette déclaration après le revers de 5 à 1 du Canadien, jeudi, contre les Panthers de la Floride.

• À lire aussi: Ce n’est pas une blague, il faut maintenant payer pour s'assurer d'avoir un câlin avec Youppi

• À lire aussi: Suzuki et Caufield: le vieux couple du Canadien devra apprendre à se réapprivoiser

• À lire aussi: Martin St-Louis: «On n'était pas à l'heure»

«Josh regagne son identité, il s’était perdu à vouloir marquer ce but (qui ne vient pas). Ça devient pesant et lourd. Mais je pense qu’il est passé cette étape. Un moment donné, tu tournes la page et tu fonces. C’est là qu’il est.»

Samedi matin, avant la visite des Red Wings au Centre Bell, St-Louis avait encore frappé sur le clou du positivisme avec Josh Anderson. 

Dans ce revers de 5 à 4 en prolongation contre les Wings, Anderson n’a pas freiné son interminable disette, mais il a obtenu la passe sur le but égalisateur de Gustav Lindström en troisième période. Il a récupéré une rondelle libre dans l’enclave pour ensuite repérer son coéquipier plutôt que de se retourner et tenter un tir. C’était le bon jeu. 

Publicité

Pour ceux qui ont la théorie du verre à moitié plein, on parlera d’un pas dans la bonne direction. Mais pour le verre à moitié vide, Anderson n’a toujours pas marqué son premier but de la saison. 

Après 24 matchs, il y a un zéro dans la colonne des buts pour l’ailier. Il s’agit de sa pire sécheresse depuis ses débuts dans la LNH. En 2019-2020, sa dernière saison avec les Blue Jackets, il n’avait pas touché la cible à ses 21 dernières rencontres. Cette année-là, il jouait toutefois malgré une blessure à une épaule. 

  • Écoutez le segment sportif de Jean-François Baril via QUB radio :

Une question de précision

Anderson n’a pas perdu son talent de marqueur du jour au lendemain. La malchance explique cette production désertique, mais il n’y a pas uniquement le mauvais sort. 

Sur le plan des buts attendus, Anderson devrait avoir marqué cinq buts (5,10) après 24 matchs. À pareille date l’an dernier (3 décembre), il comptait justement cinq buts, mais en 22 matchs. Après 24 matchs, il avait obtenu sept buts. 

Photo AFP
Photo AFP

Publicité

À San Jose le 23 novembre dernier, Anderson avait décortiqué une partie de sa léthargie de la façon suivante.  

«Je ne suis pas satisfait de la façon dont je place la rondelle présentement et de la précision de mes tirs, avait-il expliqué. J’ai toujours été bon au cours de ma carrière pour atteindre les cibles que je vise et placer la rondelle exactement où je le désire. C’est une question de centimètres dans cette ligue. Pour certaines de mes chances de marquer, je n’arrivais pas à mettre la rondelle où je voulais et ça prend juste ça pour rater ton coup.»

Anderson se retrouve un peu comme un lanceur au baseball qui n’arrive plus à toucher les coins du marbre avec sa balle rapide. 

De tous les attaquants de la LNH qui ont joué un minimum de 75 minutes cette saison, Anderson (0,21) vient au quatrième rang parmi ceux qui ont la meilleure moyenne de buts attendus sans avoir encore marqué. 

Rickard Rakell (0,31), Nicklas Backstrom (0,26) et Jordan Martinook (0,22) le devancent. Rakell, des Penguins, et Backstrom, des Capitals, sont maintenant blessés pour une longue période, alors que Martinook n’a pas encore de but après 23 matchs. Mais Martinook n’a rien d’un marqueur comme Anderson avec 15 buts comme sommet personnel (2018-2019).

Des statistiques évocatrices

Avec l’aide de Sportlogiq, Le Journal a comparé les statistiques avancées d’Anderson de cette saison avec l’an dernier. Il y a un constat. Toutes ses statistiques avancées offensives sont à la baisse comparativement à l’an dernier (voir le tableau). 

Sur le plan de l’effort, du travail et de l’acharnement, le numéro 17 reste toutefois sensiblement le même joueur. Même qu’il récupère un peu plus de rondelles et il gagne un peu plus de batailles à un contre un. 

Josh Anderson en chiffres

(moyennes par match, toutes situations, rang chez les attaquants du CH et rang parmi les attaquants de la LNH)

Publicité
Publicité