Josh Anderson et l’art de jouer amoché

Marc-Antoine Malo
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BROSSARD - C’est un Josh Anderson meurtri qui va à la guerre pour le Canadien de Montréal ces jours-ci. C’est la marque des vrais soldats, ces guerriers du hockey qui n’abandonneront leur escouade qu’en cas d’extrême urgence.
Ceux qui connaissent l’Ontarien ne sont pas surpris. Ses compagnons d’armes jouent avec inspiration quand ils le voient foncer à toute allure vers le filet, lorsqu’il y va d’un solide coup d’épaule ou d’un deuxième effort pour conserver la rondelle.
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«J’admire son courage et tout ce qu’il nous donne», a lancé Martin St-Louis après l’entraînement de vendredi à Brossard. L’entraîneur-chef n’avait pas besoin d’en dire plus pour décrire le caractère d’Anderson.
Autre preuve de cette détermination, le numéro 17 effectuera le voyage vers Buffalo, où le CH affrontera les Sabres samedi. C’était une journée de traitements bien méritée pour lui, vendredi.
«Il est un modèle et un exemple à suivre, a dit Brendan Gallagher de son comparse. Pour jouer longtemps dans cette ligue, c’est ce que ça prend. Tu dois sacrifier ton corps pour tes coéquipiers. Tu dois être prêt à jouer quand tu n’es pas à 100%. Tu ne peux pas te plaindre, tu ne peux pas chercher d’excuses. Tu dois faire le boulot.»
À VOIR EN VIDÉO PRINCIPALE.
Le 100% inatteignable
Gallagher en est un autre qui n’hésite pas à tout laisser sur la patinoire. Jouer dans le trouble est sa marque de commerce et inévitablement, cela entraîne des bobos. Jeudi soir contre les Sharks de San Jose, Anderson s’est retiré en deuxième période, mais il était à son poste au troisième tiers.
«Il est un professionnel. Il fera tout en son possible pour être prêt à jouer. C’est une leçon que tout le monde finit par apprendre. Tu ne seras jamais à 100% dans cette ligue, mais tu dois trouver des façons de te rendre utile», a poursuivi Gallagher en parlant de «l’un de ses coéquipiers les plus résilients à vie».
«J’ai vu des gars subir des blessures assez horribles. Andy, il le fait depuis le début de sa carrière et ça ne va pas changer maintenant.»
Plus la saison avance, plus les joueurs composent avec la douleur. Selon St-Louis, qui a joué avec un pied fracturé ou une grille après avoir reçu une rondelle dans l’œil, il faut savoir jouer avec la douleur.
«Tu n’auras pas une bonne et longue carrière si tu vas juste jouer à 100%», a-t-il résumé.
Que l’équipe la plus endurante l’emporte!