Josh Anderson a travaillé sur son tir avec Adam Nicholas pendant près de 30 minutes avant l’entraînement des siens

Jean-François Chaumont
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SAN JOSE | À un bout de la patinoire du SAP Center, Éric Raymond travaillait avec les trois gardiens de l’équipe, Samuel Montembeault, Jake Allen et Cayden Primeau. Juraj Slafkovsky et Jesse Ylönen étaient aussi présents pour décocher des tirs.
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Il n’y avait rien d’inhabituel à cette scène. Mais à l’autre extrémité de la glace, il y avait un joueur qui décochait des tonnes de tirs dans un filet désert. C’était Josh Anderson.
Toujours à la recherche d’un premier but après 19 rencontres, Anderson a de sa propre initiative invité Adam Nicholas, le directeur au développement hockey chez le CH, pour une séance de près de 30 minutes.
* À VOIR EN VIDÉO PRINCIPALE: Renaud Lavoie revient sur les efforts de Josh Anderson à l'entraînement lors de sa «mise en échec» à JiC.
Avant l’entraînement de l’équipe à San Jose, Anderson a travaillé sur son tir et accessoirement sur sa confiance.
«Je ne sais pas si c’est mental, a reconnu le numéro 17 dans le vestiaire de l’équipe adverse. C’est évidemment frustrant, mais j’ai le sentiment de rester au bon endroit. Je dois juste baisser la tête et travailler fort tous les jours pour essayer d’être le joueur que je sais que je peux être.»
«Adam [Nicholas] est un gars très positif, il a toujours beaucoup d’énergie à l’aréna, peu importe la journée, a-t-il poursuivi. Peu importe si tu en arraches et que tu es vraiment dans un creux de vague ou, au contraire, si tu es dans une bonne séquence, il te montre ce que tu dois améliorer, les jeux que tu peux faire. Il y a de petites choses que tu dois changer. Ça aide.»
Un bâton différent?
Quand il parle d’une petite chose, il y a le bâton qui reste un élément essentiel pour tout joueur de hockey. À l’entraînement, Anderson a échangé son bâton avec celui du défenseur Justin Barron, un autre droitier.
«J’ai parlé avec Josh, a raconté Barron. Nous avons des courbes similaires, mais un peu différentes. Je voulais essayer son bâton et lui changer un peu les idées!»
Anderson, quant à lui, n’a pas parlé de modifier son bâton.
«Pour être honnête, je ne suis pas satisfait de la façon dont je place la rondelle présentement et de la précision de mes tirs, a-t-il expliqué. J’ai toujours été bon au cours de ma carrière pour atteindre les cibles que je vise et placer la rondelle exactement où je le désire. C’est une question de centimètres dans cette ligue. Pour certaines de mes chances de marquer, je n’arrivais pas à mettre la rondelle où je voulais et ça prend juste ça pour rater ton coup.»
Une sécheresse
Anderson, qui a la réputation d’être un marqueur dans la LNH, a toujours le compteur à zéro après 19 rencontres. Il s’agit de sa pire période sombre depuis la saison 2019-2020, où il n’avait pas touché la cible à ses 21 dernières rencontres. À cette époque, sa dernière saison avec les Blue Jackets de Columbus, il endurait toutefois une blessure à une épaule.

«Je dirais que oui, c’est ma pire sécheresse, a répliqué le gros ailier. Mais je dois juste continuer à travailler.»
Martin St-Louis avait le même message pour lui.
«Il ne doit pas perdre son identité en essayant de marquer un but, a mentionné l’entraîneur en chef. Il doit continuer à faire les choses qui l’ont amené dans cette ligue, comme son patin, sa robustesse et son tir. Il ne doit pas juste penser: “Je dois marquer un but, je dois marquer un but, je dois marquer un but.” Il doit réaliser des actions positives sur la patinoire pour aider à finir par en marquer un. C’est un peu comme ça. Il s’en sortira.»
«Je regarde des vidéos avec lui, a-t-il enchaîné. Mais c’est plus sur les détails de son jeu. Je ne veux pas le voir perdre les détails de son jeu puisqu’il pense juste à marquer un but. Il ne peut pas attendre pour un but facile près du filet ou dans un filet ouvert. Tu vas peut-être en marquer un, mais tu n’en marqueras pas deux, trois, quatre, cinq ou six après. Tu recommenceras à attendre longtemps avant ton prochain.»