Jon Cooper explique la fin de saison décevante du Lightning par la fatigue mentale et la nature humaine


Jean-François Chaumont
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TORONTO | Il y a toujours deux côtés à une médaille. Pour le Lightning, il y a cette équipe remarquable qui a atteint la finale de la Coupe Stanley trois ans d’affilée, raflant le titre en 2020 et 2021. Mais de l’autre côté, il y a cette formation qui traînait de la patte en fin de saison.
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Le Lightning ne ressemblait en rien au Lightning pour les six dernières semaines du calendrier. Jon Cooper et ses hommes ont terminé l’année avec un dossier de 9-13-2, marquant 73 buts et donnant 85 buts.
Logiquement, une équipe aime rentrer en séries avec le vent dans les voiles. Sur papier, ce n’est pas le cas pour le Lightning à quelques heures de cet autre choc contre les Maple Leafs de Toronto au premier tour.
«Après la date limite des échanges [3 mars], nous avons traversé une période difficile, a admis Cooper. Comme entraîneur, tu regardes le classement et tu trouves que tu es dans une bonne position quand même. Nous savions déjà que nous étions pour jouer contre les Leafs. Tu veux chasser ça de ta tête et te concentrer, mais la réalité reste différente.»
«Nous jouions bien jusqu’au soir où nous avons assuré notre place en séries, a poursuivi le charismatique entraîneur. Il y a la nature humaine qui entre en considération. Il n’y a aucun doute. Quand il n’y a pas un réel enjeu, tu perds de la motivation. Mais en disant ça, je dois admettre qu’il y avait de la fatigue mentale pour les quatre ou cinq dernières semaines.»
Des Leafs encore meilleurs
À l’image de Cooper, Steven Stamkos avait aussi le sourire dans le visage en cette matinée du premier match des séries. Le capitaine du Lightning a aussi expliqué la baisse de régime de son équipe en fin de saison par une absence d’enjeu.

«Oui, c’était la nature humaine de voir un relâchement, a répliqué Stamkos. Les Bruins restaient sur une lancée et nous savions que nous étions pour avoir cette confrontation contre Toronto. Nous connaissions nos rivaux du premier tour depuis longtemps. Il y avait l’avantage de la glace comme enjeu, mais c’était tout. C’est difficile. Nous avions plusieurs endroits où nous devions nous améliorer. Mais une fois que la saison de 82 matchs se termine, tu peux tourner un interrupteur. Nous avons hâte, il s’agit du meilleur moment de l’année.»
En bon capitaine, Stamkos a choisi les bons mots pour décrire les Maple Leafs. À ses yeux, ils forment une équipe encore plus dangereuse que celle de l’an dernier.
«Ils ont ajouté une tonne de joueurs à la date limite avec six ou sept nouveaux, a-t-il rappelé. Ils ont acquis des joueurs de qualité, des joueurs que tu veux dans ton équipe pour les séries. Ils ont amélioré leur équipe comparativement à l’an dernier et nous avions eu besoin de sept matchs pour gagner. Je m’attends à une série extrêmement difficile. J’aimerais obtenir le même résultat que l’an dernier, mais nous aurons besoin de jouer notre meilleur hockey.»
Poursuivre l’aventure
Patrick Maroon sortait de la glace pour un entraînement optionnel quand il a pris place dans le petit vestiaire de l’équipe adverse à Toronto. Le gros ailier n’avait pas encore eu le temps de s’essuyer le front qu’il avait déjà des micros sous le nez.
«Je prédis une autre série très difficile contre les Leafs, c’est toujours un défi quand tu joues en séries, a mentionné Maroon. Comme équipe, nous avons réalisé des choses incroyables lors des trois dernières années et nous voulons poursuivre cette histoire.»
«Quand je repense à nos parcours en séries, je revois des joueurs avec des sacs de glace sur le corps, a enchaîné l’Américain. Pour gagner, tu dois te sacrifier et bloquer des tirs. Nous le ferons encore.»