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John Wetteland a eu sa propre revanche face aux Braves d’Atlanta, sans jamais oublier les Expos de 1994

John Wetteland pose au monticule du stade Napoléon-Fontaine, le vendredi 1er août 2025 à Granby, dans le cadre de la tournée de balle-molle organisée par Expos Fest.
John Wetteland pose au monticule du stade Napoléon-Fontaine, le vendredi 1er août 2025 à Granby, dans le cadre de la tournée de balle-molle organisée par Expos Fest. Photo Benoît Rioux
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2025-08-04T19:30:00Z

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En jouant un grand rôle dans la conquête de la Série mondiale avec les Yankees de New York en 1996, l’ancien releveur John Wetteland a posé un léger baume sur sa plaie, mais il n’a jamais digéré complètement l’abrupte fin de saison des Expos de Montréal deux ans plus tôt. 

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Âgé de 58 ans, le Californien est ainsi persuadé que les Expos auraient pu aller jusqu’au bout en 1994. La formation montréalaise, faut-il le rappeler, possédait une fiche de 74-40 lors du déclenchement de la grève des joueurs.

«Nous étions encore en ascension et notre taux de victoires était tout près de ,650, rappelle ainsi Wetteland, rencontré dans le cadre de la tournée de balle-molle organisée par Expos Fest, le week-end dernier. On savait que ça allait continuer parce que nous étions vraiment en mesure de battre tout le monde cette année-là. Au classement, nous avions six matchs de priorité sur les Braves d'Atlanta. Ça devenait impossible de perdre avec une équipe de notre calibre. On ne le saura jamais, mais on se dirigeait tout droit vers une Série mondiale contre les Yankees.»

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«On haïssait les Braves»

Ironie du sort, c’est justement avec les Yankees et surtout face aux Braves, ennemis jurés des Expos à l’époque, que Wetteland est parvenu à remporter un championnat dans le baseball majeur. Il semble évident que son attachement envers les Expos demeure spécial, tandis qu'il a joué pour quatre clubs au cours de sa carrière de 12 saisons, ce qui inclut également les Dodgers de Los Angeles et les Rangers du Texas.

«On haïssait tellement les Braves, se souvient encore Wetteland, qui a évolué à Montréal de 1992 à 1994. C’était magnifique comme rivalité contre les [Greg] Maddux, [Tom] Glavine, [John] Smoltz et [Steve] Avery. J’aimais tellement battre les Braves. En y réfléchissant un peu, j’ai obtenu peut-être une certaine revanche avec les Yankees.»

Le crédit à Joe Torre

Et comment? Wetteland a même été nommé joueur par excellence de la Série mondiale, en 1996, après avoir signé quatre sauvetages en l’espace de cinq jours. Sans diminuer son apport, l’artilleur droitier accorde une grande partie du crédit au gérant Joe Torre pour la victoire des Yankees contre son homologue Bobby Cox et les Braves.

«On avait toujours l’avantage en fin de match, car nous avions toujours un frappeur suppléant à utiliser ou de bons releveurs disponibles, justifie Wetteland, qui réside actuellement au Minnesota. Je me souviens de ce match numéro quatre, à Atlanta, où Wade Boggs était demeuré sur le banc durant toute la rencontre et, en dixième manche, on avait seulement besoin d’un but sur balles et c’est là qu’il l’avait envoyé au bâton.»

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Pour ajouter à l’histoire, le frappeur précédent, Bernie Williams, avait profité d’un but sur balles intentionnel de la part des Braves pour remplir les sentiers. Boggs avait suivi en soutirant une passe gratuite au lanceur Steve Avery, pour permettre à Tim Raines de croiser le marbre.

«Cox n’avait jamais la réponse aux décisions de Torre», résume Wetteland, avec un sourire narquois.

L’ancien releveur des Expos avait alors suivi avec l’un de ses quatre sauvetages dans cette Série mondiale, posant le point final à cette conquête, dans un Yankee Stadium survolté, sur un ballon de Mark Lemke, près du troisième coussin, dans le territoire des fausses balles.

«Un goût terrible»

Wetteland chérira ce moment vécu à New York pour toujours. Il conserve tout de même une place importante pour Montréal dans son cœur.

«C’est la plus grosse ville sans équipe du baseball majeur en Amérique du Nord, regrette-t-il. J’ai encore un goût terrible dans la bouche face à la manière dont ça s’est terminé pour les Expos.»

«C’est toujours un plaisir pour moi de revenir, surtout si je peux contribuer à de bonnes causes», a-t-il conclu, rappelant par ailleurs que le groupe Expos Fest a déjà amassé 2,3 millions $ pour l’Hôpital de Montréal pour enfants au fil des ans.

Une balle ayant de l’histoire...

L’écrivain et scénariste Marc Robitaille, un amoureux de l’histoire du baseball et des Expos de Montréal, a profité de la visite de l’ancien joueur Pepe Mangual au Québec pour garnir un peu plus sa collection d’objets personnels. Il lui a ainsi fait autographier une précieuse balle obtenue en 1971 durant un match des Carnavals de Québec, qui fut le club-école des Expos au niveau AA. Monsieur Robitaille, qui est natif de Sainte-Foy, avait alors capté une fausse balle frappée par... Mangual.

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Photo Benoît Rioux
Photo Benoît Rioux

Le café magique de Jean-Charles Lajoie

Il y a peut-être un ingrédient magique dans le café du restaurant Alegria, dont le propriétaire est nul autre que le collègue Jean-Charles Lajoie, du réseau TVA Sports. Ce fut du moins le secret pour Brad Wilkerson, auteur d’un important coup sûr, alors que les buts étaient tous occupés, dans la victoire de 11 à 7 des anciens Expos vendredi soir à Granby. Tout juste avant la partie, Jean-Charles a ouvert avec plaisir les portes de sa buvette à Wilkerson, John Wetteland, Pepe Mangual, Dominique Ducharme, sans oublier Perry Giannias, le grand manitou d’Expos Fest.

Photo Benoît Rioux
Photo Benoît Rioux

Entarté par un collègue

Le Journal de Montréal avait deux dignes représentants lors du match des anciens Expos disputé vendredi soir, au stade Napoléon-Fontaine, à Granby. En plus d’un attrapé spectaculaire au champ droit, le collègue Jonathan Bernier s’est démarqué en entartant l’auteur de ces lignes pour son anniversaire, en fin de septième manche, avec un retrait à faire à la partie. Une théorie bien personnelle: chaque journaliste sportif est en quelque sorte un athlète raté, un passionné n’ayant jamais eu le talent pour gravir les échelons. Ainsi, il va sans dire que les émotions sont au rendez-vous quand on a l’occasion d’être le receveur de M. Claude Raymond, ou lorsqu’après avoir participé à tourner quelques doubles jeux en défensive, on reçoit des compliments d’un ex-joueur comme John Wetteland.

Photo fournie par Benoît Girard
Photo fournie par Benoît Girard

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