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Johanne Seymour signe une adaptation littéraire de la série «Alertes»

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Frédérique De Simone

Frédérique De Simone

2026-04-18T10:00:00Z

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L’autrice de polars à succès Johanne Seymour signe la toute première adaptation littéraire de la populaire série de TVA Alertes, avec son nouvel ouvrage Alertes : La face cachée du meurtre de Marilou Magloire. 

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PHOTO FOURNIE PAR LES ÉDITIONS LIBRE EXPRESSION
PHOTO FOURNIE PAR LES ÉDITIONS LIBRE EXPRESSION

S’intéressant entre autres au sort réservé aux femmes dans la société, mais aussi dans la criminalité, Johanne Seymour revient dans ses pages sur la mort de Marilou Magloire, la sœur de Renaud (Frédéric Pierre), incarnée au petit écran par la comédienne Chanel Mings.

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De nouvelles révélations, mais surtout la disparition suspecte de son amie, Janelle Joseph, sur le point de publier le récit choc de son histoire dans la prostitution, ravivent l’affaire, près de quatre ans après l’arrestation de son meurtrier, le Dr Blanchette (Maxime Tremblay). Ce dernier, croupit d’ailleurs derrière les barreaux et a depuis perdu l’usage de ses jambes.

CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI
CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

En filigrane, une deuxième intrigue, comme dans la série, s’impose dans le quotidien de l’escouade Cerbère, qui se retrouve à enquêter sur la disparition de la petite Faduna Hussein Ali, sept ans, disparue depuis sa sortie de l’école, la veille.

En entrevue, Johanne Seymour a raconté que, pour bien rendre justice aux personnages de Julie Hivon, la créatrice de la série, elle avait « bingé » au bas mot plus de 140 heures d’Alertes, et ce, même si elle suivait et aimait déjà la série. L’idée était d’être suffisamment « obsédée » par l’émission pour qu’elle parvienne à s’amuser en écrivant. 

« C’était ça aussi l’enjeu. C’était important pour moi de trouver mon plaisir dans l’écriture et que ce ne soit pas seulement un exercice », a-t-elle souligné, admettant qu’il était beaucoup plus simple, pour elle, d’adapter un roman pour la télé.

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Photo Martin Chevalier
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Pour construire ses deux enquêtes, qui se déroulent temporellement entre les saisons 3 et 4 de la série, l’autrice s’est ensuite inspirée de boucles d’intrigues restées ouvertes malgré la conclusion des enquêtes, notamment celle du réseau clandestin de distribution et d’adeptes de snuff movies, ce matériel pornographique dans lequel des meurtres sont commis, parfois même en direct.

« Évidemment, ce n’est pas un roman d’amour. Mais j’ai quand même besoin qu’il y ait un commentaire social derrière ce que j’écris », a-t-elle dit, indiquant avoir voulu dénoncer, ou du moins conscientiser ses lecteurs à l’effritement des droits des femmes dans le monde.

« Je connais la mécanique du polar. C’est procédural. Mais il faut que ça aille au-delà de simplement trouver le coupable. J’ai besoin que ce soit soutenu par quelque chose qui peut transformer la société ou amener les gens à réfléchir sur certaines choses », a ajouté l’autrice et scénariste à l’Agence QMI.

Photo Martin Chevalier
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« C’est certain qu’on ne peut pas, en ce moment, dans nos vies, ne pas se poser la question de ce qu’on pourrait faire pour améliorer le sort des femmes. Avec la montée du masculinisme, on ne s’en va pas vers mieux. Les gens se servent de toutes sortes de raisons pour exploiter les femmes ou persécuter les personnes de la communauté LGBTQ », a-t-elle poursuivi.

Bien qu’elle partage le même univers, les deux œuvres, le livre et la série, sont indépendantes l’une de l’autre. Pas besoin d’avoir suivi la série pour apprécier le roman. Il s’agit toutefois d’un excellent complément pour se sustenter pendant la pause estivale.

Le retour de Kate McDougall 

Après 14 ans de hiatus, Johanne Seymour a récemment retrouvé l’envie d’écrire une nouvelle enquête pour son personnage phare, la sergente Kate McDougall, qu’on a pu suivre dans six romans ainsi que dans l’adaptation télévisée Séquelles.

Photo fournie par Attraction Images et Crave
Photo fournie par Attraction Images et Crave

En entrevue, l’autrice a expliqué avoir eu l’idée que l’histoire se déroulerait sur deux tableaux, à Montréal et en Corée du Sud.

« J’ai vraiment développé une passion pour l’histoire de ce pays-là », a-t-elle confié, avouant avoir également développé une réelle fascination pour la K-pop et la culture coréenne.

« Il y a beaucoup de choses qui ressemblent au Québec, étonnamment. Comme un peuple qui essaie de défendre sa langue et qui a été occupé pendant près de 15-20 ans. Ils vivent un peu leur révolution tranquille à eux », a-t-elle dit, avouant trouver les parallèles entre les deux nations « super intéressantes ».

Alertes : la face cachée de Marilou Magloire

Johanne Seymour

Éditions Libre Expression

304 pages

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