Joey Alfieri vit le rêve chez les Alouettes
D’abord partisan de l’équipe, il travaille au sein de l’organisation montréalaise


Benoît Rioux
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Le Montréalais Joey Alfieri porte le titre de directeur, communications et contenu, chez les Alouettes et il l’avoue d’emblée : « je vis le rêve ».
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S’étant joint aux Alouettes en 2022, après avoir d’abord fait ses classes dans les médias traditionnels, Alfieri remercie le directeur général Danny Maciocia et l’ancien président Mario Cecchini de lui avoir fait confiance. Il ne pouvait espérer mieux que de travailler pour le club de son enfance.
Alfieri, 36 ans, a d’ailleurs vécu un moment qui restera gravé à jamais dans sa mémoire quand, en 2023, il a pu apporter la coupe Grey chez son grand-père maternel, Michele Gravino, avant le décès de ce dernier, l’année suivante. Cela formait une boucle parfaite dans cette belle et longue histoire familiale.
« C’est l’équipe de mon enfance, de résumer Alfieri, la voix nouée par l’émotion. Si on passait du bon temps ou des moments plus difficiles, il y avait toujours ces sièges dans la section X1, rangée 5, qui nous attendaient. »
En amour depuis 2000
Bien avant d’accéder au marché du travail, Alfieri se souvient ainsi de tous ces matchs auxquels il a assisté à titre de détenteur d’abonnement saisonnier, depuis 2004. La plupart du temps, il était accompagné de son père, Franco, de son petit frère, Jeffrey, et de son cousin, Michael Gravino. Le quatuor restait d’ailleurs fréquemment après les matchs pour rencontrer les joueurs à la sortie du stade.
« C’est l’humilité des joueurs de la Ligue canadienne de football qui m’a permis de passer d’un simple partisan à un véritable mordu, soutient Alfieri. C’était vraiment spécial de suivre l’équipe, et je serai éternellement reconnaissant envers mon père qui a mis cette passion-là en moi. »
Son plus vieux souvenir des Alouettes ? Alfieri se rappelle parfaitement le premier match qu’il avait visionné, soit la finale de la Coupe Grey en 2000, chez des amis de la famille. Il avait 10 ans, presque 11. En fin de rencontre, le quart-arrière Anthony Calvillo avait tenté un converti de deux points pour créer l’égalité face aux Lions de la Colombie-Britannique, mais le jeu n’avait pas réussi auprès de Thomas Haskins qui, selon plusieurs, avait été victime d’obstruction.
« Je pleurais et, depuis ce jour-là, je suis devenu un maniaque des Alouettes », raconte-t-il.
Faire grandir les Alouettes
Aujourd’hui, Alfieri travaille notamment auprès d’une de ses idoles de jeunesse, soit Calvillo, coordonnateur offensif. Il s’est aussi lié d’amitié avec le receveur de passes S.J. Green, qui fut longtemps son joueur préféré. En occupant son poste actuel, Alfieri ne cesse de rencontrer de nouveaux amis et se donne pour mission de vendre le produit à une nouvelle génération de partisans.
« Je suis convaincu qu’on va continuer à faire grandir les Alouettes dans notre ville et dans toute la province », a conclu Alfieri, en saluant l’apport du propriétaire, Pierre Karl Péladeau.