Joe Veleno va vivre une première
Les joueurs croient que la foule du Centre Bell va augmenter l'intensité d'un cran

Dave Lévesque
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N’importe quel petit joueur de hockey ayant grandi à Montréal a sûrement rêvé de jouer un jour un match de séries éliminatoires au Centre Bell.
C’est le rêve que va vivre Joe Veleno dimanche soir quand il disputera un tout premier match éliminatoire à la maison, lui qui a joué ses deux premiers matchs de séries en carrière à Buffalo plus tôt cette semaine.
« C’est extrêmement excitant, en regardant les matchs et en voyant l’atmosphère, ça donne vraiment le goût d’être sur la glace, a admis l’attaquant de 26 ans. Je suis reconnaissant d’avoir la chance de jouer devant nos partisans au Centre Bell. »
Martin St-Louis, qui a grandi à Laval, est bien placé pour comprendre les émotions qui vont assaillir son joueur avant la première mise au jeu de la partie.
« Je pense que c’est toujours spécial pour un joueur d’ici qui a grandi dans cette atmosphère. Je suis qu’il a passé plusieurs samedis soirs à regarder le hockey avec sa famille. »
Encore plus fou
Il y avait de l’ambiance au KeyBank Center de Buffalo, mais on vous assure que ce n’est rien à comparer à ce que la foule montréalaise peut faire et les joueurs s’attendent à ce que ça augmente d’un autre cran.
« Ça augmente à tous les matchs, c’est exceptionnel de jouer ici, a soutenu Veleno avec enthousiasme. La foule a été incroyable au premier tour et j’espère qu’ils vont augmenter ça encore un peu plus pour la deuxième ronde. »
Arber Xhekaj, qui est un émotif, a admis que c’est facile de se laisser emporter par cette foule passionnée, mais qu’il est aussi important de garder la tête froide.
« Il faut se gérer. Plus ils sont bruyants, plus il y a du chaos et les émotions sont plus élevées, ils crient pour tout. Il faut essayer de garder les pieds sur terre et penser à la prochaine présence. »
Quant à Martin St-Louis, il a reconnu qu’il prend toujours le temps d’apprécier les instants qui précèdent les hymnes nationaux pendant que la foule chauffe l’édifice.
« Il faut prendre le temps de savourer le moment. La préparation est faite, il faut vivre ces moments parce que c’est un sentiment incroyable, qui est difficile à décrire, et dont je vais me souvenir toute ma vie. »