Jeux olympiques: Un joueur de volleyball de plage qui a fait de la prison pour viol est hué par la foule à Paris


Jessica Lapinski
Partager
Steven van de Velde a passé un peu plus d’un an en prison après avoir été reconnu coupable de viol sur un enfant, et le public parisien n’avait pas oublié son passé, dimanche.
Si quelques spectateurs l’ont applaudi à son arrivée sur le terrain, le joueur de volleyball de plage néerlandais a surtout été hué par une partie de la foule avant son premier match, qu’il a finalement perdu.
Les faits pour lesquels a été accusé le joueur de 29 ans remontent à 2014. Van de Velde, qui avait 19 ans au moment des faits, s’est déplacé au domicile d’une adolescente de 12 ans qu’il avait rencontrée sur Facebook, tout en étant pleinement conscient de son âge.
Le Néerlandais lui a donné de l’alcool, avant de la violer à plusieurs reprises, selon des articles de l’époque.

Van de Velde s’est d’abord vu décerner une peine de quatre ans de prison par la justice anglaise, avant d’être déporté aux Pays-Bas, son pays d’origine, où sa sentence a été revue à la baisse. Il aura finalement purgé 13 mois derrière les barreaux.
Sa présence aux Jeux avait été décriée, le Comité olympique international disant notamment ne rien pouvoir faire pour l’empêcher d’y participer, puisque l’athlète s’est qualifié grâce à son classement, a rappelé la CBC dimanche.
Van de Velde fait partie de l’un des meilleurs duos au monde aux côtés de Matthew Immers.
«Pas un pédophile»
Des groupes de support aux victimes d’abus sexuels avaient dénoncé le fait que sa présence envoyait un message dangereux aux violeurs, a écrit The Guardian.
Le comité olympique néerlandais, lui, a précisé au journal anglais qu’il ne considérait pas van de Velde «comme un pédophile» et qu’il estimait que ce dernier ne représentait pas «un risque».
Van de Velde et Immers ont perdu leur premier match en trois manches contre la paire italienne composée d’Alex Ranghieri et d’Adrian Ignacio Carambula Raurich.