Pour ce qui sera sans aucun doute ses derniers Jeux olympiques, le bosseur Mikaël Kingsbury agira comme porte-drapeau du Canada en compagnie de Marielle Thompson lors de la cérémonie d’ouverture de Milan-Cortina le 6 février.
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«C’est un mégahonneur de porter le drapeau pour mon beau pays, a lancé le triple médaillé olympique d’entrée de jeu à l’occasion d’une disponibilité virtuelle avec les médias canadiens, mercredi en fin d’après-midi. Quand la nouvelle est devenue officielle à 10h, j’ai reçu plein de messages. Plus jeune, je rêvais seulement d’être dans le stade comme athlète. Cet honneur est vraiment quelque chose de gros pour moi.»

Kingsbury est très heureux de suivre les traces de son idole Jean-Luc Brassard, qui avait reçu le même honneur à Nagano en 1998. «Jean-Luc a toujours été un modèle sur les pentes et à l’extérieur et c’est très spécial de suivre ses traces, a-t-il exprimé. Jean-Luc est une légende qui a grandement contribué à faire connaître notre sport partout au pays. Il a pavé le chemin aux plus jeunes.»
Kingsbury se proposait d’écrire au patineur de vitesse sur courte piste Charles Hamelin, qui a été le porte-drapeau du Canada aux Jeux de Pékin, en 2022, en compagnie de Marie-Philip Poulin. «Ce sont deux légendes et c’est vraiment spécial de suivre leurs traces. Charles m’a laissé un message plus tôt aujourd’hui et je vais lui écrire. Nous sommes une belle communauté d’athlètes au Québec. Marie-Philip est aussi une bonne amie et je n’hésiterai pas à la contacter si j’ai des questions.»
La sieste repoussée pour une bonne raison
Kingsbury s’apprêtait à s’offrir une petite sieste avec son fils, Henrick, quand le chef du sport au Comité olympique canadien, Éric Myles, a cogné à sa porte. Ce dernier a passé le téléphone à la cheffe de mission Jennifer Heil, qui lui a annoncé la nouvelle.
«Il y a seulement ma blonde qui était au courant et ce fut une grande surprise, a-t-il raconté. Je me préparais à me coucher sur le divan avec mon fils pour la sieste. Je pensais qu’on me livrait un colis. Quand j’ai vu Éric, j’ai fait un plus un, mais je n’en savais rien avant. J’ai appelé mes parents et ma mère pleurait. J’avais des frissons quand Jenn m’a appris la nouvelle. Au départ d’Éric, je n’en revenais pas encore. Je ne sais pas où je vais être en 2030 et c’est un scénario de rêve d’avoir la chance de gagner deux médailles d’or et d’être porte-drapeau cette année.»
Plusieurs similitudes entre les deux
Kingsbury et Thompson ont plusieurs points en commun. Âgés de 33 ans tous les deux, ils en seront aussi à leurs quatrièmes Jeux et ils ont surmonté une blessure pour se qualifier pour Milan-Cortina, sans compter leurs nombreux succès sur les pentes.
«Parce que j’ai passé beaucoup de temps à l’entraînement à Whistler au début de ma carrière, on se connaît bien et je suis honoré de partager cet honneur avec Marielle.»

Parce que les Jeux seront présentés sur plusieurs sites, les cérémonies d’ouverture se dérouleront à Milan, à Cortina d’Ampezzo et à Livigno, où l’on retrouvera Kingsbury et Thompson.
Kingsbury assure qu’il aurait fait le trajet à Milan s’il n’y avait eu qu’une cérémonie. «Je n’aurais pas refusé cette invitation pour quelques heures de route. Le COC aurait fait pour le mieux, mais c’est le scénario parfait que ça se passe dans mon village à Livigno.»

