Jeux olympiques: les 8 pires déceptions pour le Canada

Stéphane Cadorette
Partager
Tout ne se passe pas toujours pour le mieux aux Jeux olympiques. Qu’il s’agisse d’une contre-performance, d’un scandale ou d’une malchance, de vives déceptions surviennent inévitablement. Puisque l’heure du bilan approche à grands pas et qu’il peut être difficile de tenir le compte après deux semaines de compétitions, voici un retour sur huit moments pénibles pour le Canada à Paris.
1. Le drone de la discorde
Les Jeux n’étaient pas encore commencés que déjà, une tempête éclaboussait le pays à l’échelle internationale. Avant un duel face à la Nouvelle-Zélande, l’équipe canadienne a été prise en flagrant délit, et pas de tendresse! L’analyste Joseph Lombardi s’est fait prendre à piloter un drone qui filmait l’entraînement adverse, une pratique apparemment répandue au sein de l’équipe nationale. La pénalité de six points de classement a fait en sorte que les Canadiennes ont joué avec un trop-plein d’émotions jusqu’à leur défaite contre l’Allemagne. Les athlètes n’avaient rien à voir dans cette pratique douteuse, mais le Canada a tout de même vu sa réputation être entachée et un solide espoir de médaille a pris le bord.

2. Des ratés au basketball
Avec 11 joueurs ayant de l’expérience dans la NBA parmi les troupes, il était logique de croire que l’équipe masculine de basketball du Canada pouvait aspirer à une place sur le podium. Après un parcours impeccable en phase de groupe, les Canadiens ont très mal paru face aux Français, en quarts de finale, subissant l’élimination. Tout au long du tournoi, la vedette des Nuggets de Denver Jamal Murray a semblé particulièrement effacée. C’est la deuxième fois que la France élimine le Canada aux Jeux olympiques, après une première déception en 2000.

3. Pas facile pour De Grasse
Le sprinteur Andre De Grasse a été méconnaissable sur le plan individuel en comparaison avec sa performance aux Jeux de Tokyo il y a trois ans et de Rio en 2016. Celui qui avait jusque-là décroché six médailles olympiques n’a même pas été en mesure de se qualifier pour les finales du 100 m et du 200 m, à Paris. Il était pourtant le champion olympique en titre, sur 200 m. Une blessure à l’ischio-jambier et les démêlés judiciaires de son entraîneur Rana Reider n’ont certes pas aidé sa cause. Heureusement, il s’est diablement racheté au relais 4 x 100 m avec ses coéquipiers.

4. Sitôt arrivée, sitôt partie
La boxeuse de 27 ans Tammara Thibeault faisait partie des plus grands espoirs de médailles et elle ne visait rien de moins que la plus haute marche du podium. Médaillée d’or aux championnats panaméricains et aux championnats du monde en 2022, elle n’avait pas subi la défaite depuis les Jeux de Tokyo. À Paris, elle était la troisième favorite chez les 75 kg. La dangereuse Cindy Winner Djankey Ngamba, de l’équipe des réfugiés, a toutefois mis fin au rêve de la Québécoise, qui n’a pu retenir ses larmes après coup. Le pays entier avait envie de la prendre dans ses bras.

5. Le roi du décathlon détrôné
Damian Warner avait épaté la planète aux Jeux de Tokyo en devenant champion olympique de l’éreintante épreuve de décathlon. Le double médaillé olympique dans la discipline est toutefois tombé à plat à Paris, avec trois essais infructueux à 4,60 m en saut à la perche, qui ont éliminé toute possibilité de médaille. À 34 ans, tout porte à croire qu’il s’agissait de sa dernière chance de régner sur les Olympiques.

6. Hécatombe au judo
Les espoirs de médailles étaient nombreux pour le Canada au judo et seule Christa Deguchi a sauvé la mise. La délégation canadienne comptait pas moins de trois judokas classés dans le top 5 mondial de leur catégorie. Malgré les espoirs, Arthur Margelidon (73 kg), Catherine Beauchemin-Pinard (63 kg) et François Gauthier-Drapeau (81 kg) ont tous fini en septième place. Très dommage pour ce que l’entraîneur et médaillé olympique Antoine Valois-Fortier avait qualifié d’équipe de rêve, avant les Jeux.

7. Pas de magie sur roues
À Tokyo, la Lévisienne Lauriane Genest avait surpris en récoltant le bronze au keirin, en cyclisme sur piste. Les attentes étaient donc élevées pour elles et sa compatriote Kelsey Mitchell, qui avait enlevé l’or au sprint lors des mêmes Jeux. Cette fois-ci, au keirin individuel, les deux Canadiennes ont dû se contenter d’une place en quarts de finale de peine et de misère en passant par le repêchage. Elles ont ensuite toutes les deux terminé au sixième et dernier rang de leur vague.

8. La chute de Mohammed
Mohammed Ahmed était reparti de Tokyo avec une médaille d’argent sur 5000 m. Il repart de Paris avec des ecchymoses. Avec un peu plus d’un tour à faire sur la même distance, l’espoir de médaille canadien a subi une chute. À son plus grand mérite, Ahmed a refusé de rendre les armes et a poussé pour continuer, devant finalement se contenter du 16e rang. Il s’est arrêté au pied du podium, en quatrième place, sur son autre distance de prédilection, le 10 000 m.
