Jeux olympiques: «Le plan est de porter les couleurs du Canada tous les deux à Los Angeles en 2028»


Richard Boutin
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PARIS | Lors des Jeux olympiques de 2016 alors qu’elle regardait son idole Usain Bolt brûler la piste de Rio où il a remporté son troisième titre, Cassandre Prosper se voyait déjà à Paris huit ans plus tard comme sprinteuse.
Prosper a atteint son objectif, mais elle a troqué ses pointes en cours de route pour le basketball, suivant les traces de son modèle et grand frère Olivier-Maxence qui évolue dans la NBA avec les Mavericks de Dallas.
«Depuis que j’ai 13 ans que je pense aux Jeux de Paris, je réalise un rêve et je suis bénie, raconte Prosper maintenant âgée de 19 ans. C’est extraordinaire. Usain Bolt était mon athlète favori lors des Jeux de 2016 et je souhaitais suivre ses traces, mais je suis tombée en amour avec le basketball.»
Ce changement de sport n’est pas une surprise puisque la famille Prosper mange du basketball. Si son frère évolue dans la meilleure ligue au monde, ses parents ont aussi connu de beaux succès sur les parquets avec les Stingers de Concordia. Sa mère a aussi évolué dans la NCAA avec Manhattan College en Division 1.
«Je viens d’une famille de basketball et je voulais faire différent en optant pour l’athlétisme, explique-t-elle. À 13 ans, j’ai voulu faire un sport d’équipe et je suis tombée en amour avec le basketball. Ce changement m’a aidée à grandir comme personne et j’ai fait de belles rencontres.»
Plan pour 2028 avec son frère
À Lille pour débuter, où le Canada disputera son premier match le 29 juillet face à la France, et à Paris par la suite pour la ronde éliminatoire si les Canadiennes poursuivent leur route, la garde de 19 ans pourra compter sur la présence de ses parents et de son frère.
«Le plan est de porter les couleurs du Canada tous les deux aux Jeux de Los Angeles en 2028, déclare-t-elle. Nous sommes prêts pour ça. Dans ma tête, il va être là et mon objectif sera d’être sur le podium.»
«Mon frère a toujours été un modèle pour moi, de poursuivre la porte-couleurs du Fighting Irish de l’Université Notre-Dame. Il prend son rôle de grand frère très au sérieux. Il est discipliné et persévérant et j’ai suivi son exemple pour atteindre mon rêve olympique. Mon deuxième rêve est de jouer dans la WNBA.»
Espoir de podium
D’ici là, Prosper croit que le Canada peut connaître du succès à Paris. La quatrième place à la Coupe du monde donne espoir. «Il n’y a pas de doute qu’on peut monter sur le podium, a-t-elle affirmé. C’est réaliste. Les vétérans sont solides et de bons leaders et il y a de bonnes jeunes. Nous avons une très bonne équipe. Je suis très, très excitée, extrêmement fière de porter les couleurs du Canada et pas nerveuse. C’est un défi supplémentaire d’affronter l’équipe hôtesse en partant, mais nous sommes prêtes.»
Deuxième plus jeune joueuse de la sélection canadienne, Prosper pense néanmoins qu’elle peut apporter sa contribution. «Il y a plusieurs filles qui jouent dans la WNBA et je veux apprendre d’elles, mais j’ai été choisie pour une raison. Je vais grandir et prendre de l’expérience.»
Longue absence
En raison d’une fracture de stress à un tibia qui l’a gardée sur la touche pendant six mois, Prosper aurait pu être écartée du processus de sélection, mais elle a plutôt senti un grand appui du Canada et de Notre-Dame.
«Je suis tellement reconnaissante que le Canada est toujours demeuré en contact avec moi et voulait mon succès, a-t-elle raconté. Je n’ai pas senti de pression. J’avais l’appui de tout le monde. Je suis de retour à cinq contre cinq depuis un mois et je suis à cent pour cent.»
Si elle a vu peu d’action dans la NCAA cette année en raison de sa blessure, Prosper avait connu des débuts fracassants en janvier 2023 à seulement 17 ans alors que Notre-Dame avait atteint le March Madness. «J’étais jeune, mais j’aime relever des défis et j’en ai profité quand j’ai réalisé que je pouvais graduer plus tôt de l’école secondaire. J’avais réalisé tout ce que je voulais et j’étais prête pour la prochaine étape.»