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Jeux olympiques: le Canada n’y peut rien face à la domination chinoise au saut acrobatique

AFP
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2026-02-20T16:08:40Z

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LIVIGNO, Italie | Après les femmes, mercredi, la finale masculine de saut acrobatique a aussi donné lieu à tout un spectacle. Dans ce duel de haute voltige, le Canada a bien tiré son épingle du jeu, mais les Chinois étaient trop forts.

Le Chinois Wang Xindi a remporté l’or en avec un impressionnant score de 132,60, et son compatriote Sun Jiaxu a mis la main sur le bronze. La médaille d’or de Xindi survient 48 heures après celle de son épouse, Xu Mengtao. Le Suisse Noe Roth a empêché le balayage chinois en remportant l’argent avec un saut de toute beauté, qui l’a laissé à 1,02 du vainqueur. La Chine comptait quatre sauteurs sur six en super finale.

« C’est débile comment le niveau est impressionnant, a raconté l’entraîneur-chef de l’équipe canadienne, Jeff Bean. C’est cool à voir. Nous étions dans le coup. Ça me motive pour la finale par équipe mixte de samedi et pour les quatre prochaines années. On doit pousser parce que je n’aime pas terminer en septième place. »

Sentiment identique pour le coach

Après la septième place de Marion Thénault, jeudi, ce fut au tour de Lewis Irving de terminer tout juste au bord de la super finale, qui regroupe les six meilleurs. Compte tenu des attentes de podium à l’endroit de l’ancienne gymnaste, est-ce que la septième place d’Irving est moins décevante ?

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« C’est le même sentiment, a affirmé Bean. Lewis était là et le podium était accessible. C’est une question de pouces sur son dernier saut, qu’il a pratiquement atterri et qui lui aurait valu une place en super finale. »

« Pour les gens de l’extérieur, les attentes n’étaient peut-être pas là, poursuit Bean. Par contre, les attentes pour moi et Lewis étaient là. Notre plan était de monter sur le podium en misant sur deux sauts comportant cinq vrilles. Lewis a juste manqué un peu de confiance. »

Frustré d’être passé si près

Le principal intéressé était frustré d’avoir raté la super finale de peu (6,26), mais il était heureux d’avoir signé de loin sa meilleure performance en carrière aux Jeux olympiques.

« C’est très frustrant d’être passé si près, a mentionné Irving. Obtenir 111 points en tombant, c’est quelque chose. Si mon atterrissage avait été réussi, j’aurais obtenu 132 points. J’ai manqué d’agressivité dans mon ouverture. Au moins, j’ai essayé en misant sur un cinq vrilles. Je m’en serais davantage voulu en tentant un saut avec un coefficient de difficulté moins élevé. » 

« On savait qu’on ne pouvait pas jouer sur la défensive avec le niveau des sauts, ajoute Irving. Je n’ai jamais vu un calibre aussi relevé. Même en qualifications, des gars ont réussi des cinq vrilles. »

Après des 24e et 23e places à l’épreuve individuelle à Pyeongchang et à Pékin respectivement, Irving était ravi de son expérience italienne. « À mes troisièmes Jeux, je sais qu’il y a de la pression et c’est plus stressant qu’à l’habitude, alors je ne voulais pas en ajouter. J’ai fait des blagues et dit des niaiseries à tout le monde qui voulait écouter toute la journée. Le travail était fait et je n’ai rien forcé. »

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Une première sur la plus grande scène

Émile Nadeau a impressionné la galerie en tentant un triple périlleux avec cinq vrilles dans l’espoir de se glisser en super finale, saut qu’il n’avait jamais tenté sur la neige.

« Je suis vraiment fier de moi, a-t-il mentionné avec son plus beau sourire. Je n’avais aucune chance de me qualifier pour la super finale si je ne tentais pas un cinq vrilles. Mon résultat [neuvième place] dépasse mes attentes. Avec ma fracture cervicale, j’ai vécu une année tellement difficile. Mon seul objectif en Italie était de retrouver ma confiance. »

Bean a été impressionné par Nadeau. « Émile a offert une performance impressionnante. Je suis tellement content pour lui. Émile est un jeune homme de peu de mots et on voyait son beau sourire. Parce qu’il le pratiquait sur l’eau depuis trois ans, c’était un risque calculé de miser sur un cinq vrilles. »

AFP
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Médaillé olympique comme sa mère Colette Roth-Brand, qui a remporté le bronze en saut acrobatique à Nagano en 1998, Roth est très heureux de partager avec elle cet exploit. « C’est vraiment spécial. Je suis aussi très content de partager cette médaille avec mon père et entraîneur, pour qui il s’agira peut-être de ses derniers Jeux. Je voulais éviter à tout prix le balayage chinois. »

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