Jeux olympiques: le Canada affiche un rythme semblable à celui de Tokyo en termes de médailles


Richard Boutin
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PARIS | Après sept jours de compétition, le Canada présente un bilan similaire à celui enregistré à Tokyo il y a trois ans alors qu’il avait établi un record pour des Jeux olympiques sans boycott avec un total de 22 médailles.
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En tenant compte des médailles récoltées, hier, le Canada pointe avec 11 (3-2-6) podiums comparativement à 12 (3-5-4) à Tokyo et à 10 (2-2-6) à Rio en 2016. Au cours de cette 7e journée, le Canada a ajouté trois podiums avec les médailles de bronze de Sophiane Méthot en trampoline, de Félix Auger-Aliassime et de Gabriela Dabrowski en double mixte au tennis; ainsi que de la nageuse Kylie Masse au 200 m dos.
Ces chiffres font le bonheur du Chef du sport du Comité olympique canadien (COC) Eric Myles.
«Nous avons un rythme similaire à celui de Tokyo, a-t-il indiqué. Si on conserve ce rythme, on finira au même niveau qu’en 2021 ou on dépassera la récolte de 22 médailles, ce qui sera des Jeux extraordinaires. Nous sommes bien placés dans plusieurs sports.»
«Au-delà des médailles, on comptait 20 résultats dans le Top 5 et 29 dans le Top 8, d’ajouter Myles. Ce sont des statistiques importantes. Ça va bien.»
Myles nous partage ses coups de cœur. «La performance de Wyatt Sandford en boxe est un beau coup de cœur, a-t-il mentionné. J’étais présent à son combat quand il s’est assuré d’une médaille en disposant du champion du monde. C’est un guerrier qui n’abandonne jamais. Il a battu du gros monde à Paris et il avait battu une légende cubaine aux Jeux panaméricains au Chili.»
On ne connaît pas la couleur encore, mais Sandford procurera au Canada une première médaille depuis les Jeux d’Atlanta en 1996.
Pour le dernier droit, le boxeur natif de la Nouvelle-Écosse, mais qui réside à Montréal où il s’entraîne au Centre national recevra un appui additionnel. Double olympienne, la plongeuse Pamela Ware qui partage sa vie avec le boxeur fera le voyage à Paris.
Deux autres moments ont marqué Myles. «Le basketball à 3 contre 3 est magique, a-t-il affirmé. Paris a voulu créer un festival urbain en présentant différents sports à Place de la Concorde et c’est pleinement réussi. Il y a aussi l’escrime qui a égalé un résultat historique dans la compétition par équipe chez les femmes au fleuret. Il s’agit de la plus belle quatrième place sans compter la médaille de bronze d’Eleanor Harvey au fleuret.»
Scandale d’espionnage
Au cours de ce bilan de mi-parcours, on ne peut passer sous silence le scandale d’espionnage érigé en système chez Canada Soccer. Le Canada a perdu six points, mais a néanmoins réussi à se qualifier pour la ronde quart de finale.
Myles dit avoir consacré beaucoup d’énergie à ce dossier brûlant. «On a pris un engagement envers les joueuses jusqu’à leur retour au Canada, a expliqué Myles. C’est important pour nous de les soutenir et je serai à Marseille pour le match quart de finale.»
Myles soutient que la réputation du Canada n’a pas été ternie. «Les événements n’ont pas affecté notre réputation. Nous avons adopté des mesures importantes et d’autres viendront.»