Jeux olympiques: que s’est-il passé avec l’entraîneur d’Andre De Grasse?


Benoît Rioux
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L’accréditation de l’entraîneur Rana Reider, qui travaille avec le sprinter canadien Andre De Grasse, a été révoquée aux Jeux olympiques.
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Cette situation inattendue survient alors que De Grasse, champion olympique en titre au 200 mètres, doit participer aux demi-finales de cette épreuve, mercredi soir. Pour le Canada, il s’agit d’un deuxième entraîneur à être exclu des Jeux de Paris après Bev Priestman et le scandale d’espionnage ayant entouré l’équipe féminine de soccer.

«Le dimanche 4 août, nous avons été mis au courant de nouvelles informations portant sur le caractère approprié du maintien de l’accréditation de M. Reider par Équipe Canada aux Jeux olympiques de 2024 à Paris. Après avoir discuté avec Athlétisme Canada, il a été décidé que l’accréditation de M. Reider soit révoquée», a indiqué le Comité olympique canadien, dans une déclaration transmise aux médias.
«C’est une mauvaise journée pour les Jeux olympiques lorsque la peur d’une mauvaise publicité pour une organisation est priorisée au détriment des athlètes, a pour sa part réagi l’avocat Ryan Stevens, qui défend Reider, comme cité par La Presse Canadienne. [Mon client] n’a aucune sanction en cours contre lui par aucune organisation.»
Mais que s’est-il donc passé dans ce dossier alors que Reider a déjà été accusé d’inconduite sexuelle? Quelles sont ces «nouvelles informations»? Est-il encore en probation?
Une enquête
Rappelons qu’en octobre dernier, De Grasse avait pris la décision de couper les ponts avec son entraîneur John Coghlan afin de travailler à nouveau avec Reider, en Floride. Dans les derniers jours de l’année 2022, l’athlète et l’entraîneur américain avaient plutôt convenu de se séparer puisque Reider faisait l’objet d’une enquête, en raison d’allégations d’inconduite sexuelle, par le Centre américain pour la sécurité dans le sport.

«Rana Reider a reçu une accréditation comme entraîneur personnel, ce qui lui procure uniquement un accès à la zone d’échauffement et aux sites d’entraînement de l’athlétisme, a aussi précisé le COC, mardi. La décision de lui accorder cet accès reposait sur la compréhension que sa période de probation auprès du Centre américain pour la sécurité dans le sport a pris fin au mois de mai 2024, qu’il n’était sous le coup d’aucune autre suspension ni d’aucune autre sanction, et qu’il satisfaisait autrement à nos exigences d’admissibilité».
Visiblement, Athlétisme Canada a reconnu tardivement que Reider ne satisfait plus à ces exigences d’admissibilité.