Nos Québécois aux Olympiques de Paris: cinq événements à ne pas rater

Richard Boutin
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Parmi la soixantaine d’athlètes québécois qualifiés pour les Jeux olympiques, certains possèdent de très bonnes chances de médaille et d’autres ont des histoires vraiment impressionnantes. Voici six athlètes dont vous ne voudrez pas rater l’entrée en scène à Paris.
Maude Charron
- Haltérophilie 59 kg
- 8 août à 9 h

Championne olympique chez les 64 kg à Tokyo en 2021 où elle est devenue seulement la deuxième Canadienne à se hisser sur la plus haute marche du podium après Christine Girard à Londres en 2012, Maude Charron a dû changer de catégorie parce que le CIO a réduit le nombre d’haltérophiles aux Jeux. Avec un nouvel entraîneur et une nouvelle équipe, Charron évolue maintenant chez les 59 kg où elle a notamment remporté le bronze lors de la Coupe du monde de Phuket en Thaïlande en avril établissant au passage ses records personnels dans sa nouvelle catégorie. Au total, elle a soulevé 236 kg, soit le même poids qu’à Tokyo alors qu’elle était 5 kg plus lourde. Elle a aussi remporté sa première médaille au championnat mondial en 2022. Ennuyée par une blessure à un genou qui lui a fait rater les mondiaux en 2023, la native de Sainte-Luce-sur-Mer est toutefois dans la meilleure forme physique du présent cycle olympique.
Tammara Thibeault
- Boxe 75 kg
- 1er combat le 31 juillet à 11 h 06
- Demi-finale le 8 août
- Finale le 10 août

Championne mondiale en 2022 où elle a obtenu une bourse de 100 000$ US, Tammara Thibeault est invaincue depuis sa défaite au deuxième tour au tournoi olympique de Tokyo en 2021, tournoi qu’elle a conclue en 5e position. Médaillée d’or aux Jeux panaméricains en novembre dernier où elle a confirmé sa place pour Paris et aux Jeux du Commonwealth en 2022, la pugiliste de 27 ans n’a pas été en mesure de défendre son titre de championne du monde en 2023 en raison de l’absence du Canada engagé dans un bras de fer avec l’ABA. Les demi-finales et la finale du tournoi de boxe auront lieu dans l’enceinte mythique de Roland-Garros qui sera le théâtre plus tôt dans la quinzaine des tournois de tennis.
Jacqueline Simoneau et Audrey Lamothe
- Natation artistique duo
- 9 août, duo programme technique à 13 h 30
- Le programme libre est le lendemain à la même heure

Après une pause de deux ans pour se consacrer à ses études en médecine podiatrique à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) après les Jeux de Tokyo, Jacqueline Simoneau vivra ses troisièmes olympiades à Paris dans les compétitions en duo avec Audrey Lamothe et en équipe. Depuis son retour à l’occasion des mondiaux aquatiques en février dernier à Doha, Simoneau est en feu. Le nouveau système de notation qui met en lumière le degré de difficultés des figures est plus objectif alors que l’accent était mis sur le côté artistique dans le passé, ce qui laissait place à beaucoup de jugement et soulevait la grogne. En compagnie de Lamothe qui vivra son baptême olympique à 19 ans, Simoneau peut aspirer légitimement au podium. Elles ont conclu de belle façon leur préparation olympique en remportant l’or à la Super finale de la Coupe du monde à Budapest au début juillet.
Jean-Simon Desgagnés
- Athlétisme 3000 m steeplechase
- demi-finale le 5 août à 13 h 04
- finale le 7 août à 15 h 40

Propulsé sur la scène internationale par une 8e place au championnat mondial 2023 à Budapest dans une épreuve dominée par les Africains, Jean-Simon Desgagnés a surpris la planète athlétisme en établissant un record personnel de 8 min 15 s 58. Qualifié par plusieurs de Laurent Duvernay-Tardif (le garde des Chiefs de Kansas City a remporté le Super Bowl en 2020) du sport olympique alors qu’il étudie en médecine en plus de briller dans son sport, le médaillé d’or des derniers Jeux panaméricains au Chili croit qu’il peut encore gravir quelques positions. Lors de la dernière étape de la Ligue de diamant disputé à Paris le 7 juillet, il a retranché plus de deux secondes à son record personnel pour signer une 9e position avec un chrono de 8 min 13 s 11.
Sophiane Méthot
- Trampoline
- Demi-finale le 2 août à 6 h
- Finale le 2 août à 7 h 50

Médaillée de bronze au championnat mondial de trampoline en 2017 à seulement 18 ans à sa première présence avec les meilleures femmes de son sport, Sophiane Méthot était partie pour la gloire. L’étudiante à la maîtrise en finances a toutefois vécu des moments très difficiles après s’être hissée sur le podium des mondiaux. Dans ce qu’elle a qualifié de «bogue de tête» à mon collègue Jean-Nicolas Blanchet au cours d’une longue entrevue, Méthot n’était plus capable de sauter, freinée par le «monstre» avec qui elle a appris à cohabiter. Après une pause de huit mois et quelques rechutes plus courtes, elle est de retour au sommet de son art comme en témoigne sa 3e place à la Coupe du monde du Portugal le 7 juillet. Championne canadienne, elle a ouvert une place pour le Canada à Paris en terminant en 5e position au dernier mondial en novembre.