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Jeux olympiques: avouez que vous ne pensiez jamais aimer autant l’escrime!

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Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2024-07-29T23:00:00Z

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Avouez que vous n’aviez jamais été aussi excité devant un match d’escrime que dimanche, lors de la finale du bronze remportée par l'Ontarienne Eleanor Harvey. Et ça, c’est si vous aviez déjà regardé de l’escrime à la télé! 

C’est ça, la beauté des Jeux olympiques. Pendant deux semaines, un sport qui passe complètement sous le radar pendant quatre ans devient, l’instant de quelques heures, le fait saillant d’une journée.

Et c’est la même chose pour les athlètes.

Harvey était plutôt méconnue avant le début de ces Jeux de Paris. Premièrement, le Canada n’est pas reconnu comme une puissance mondiale de ce sport. En 2016, à ses premiers Jeux, Harvey avait réussi la meilleure prestation de l’histoire du pays à l’escrime avec une septième place.

Classée 14e au monde avant le début des Olympiques, elle ne faisait pas nécessairement partie des favorites pour l’obtention d’une médaille et la voici maintenant, le bronze au cou.

Mais, qui est-elle?

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Elle a choisi l’escrime pour participer aux Jeux

Native d'Hamilton, l’athlète de 29 ans n’avait pas prévu devenir une pionnière canadienne de l’escrime quand elle était plus jeune.

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Initiée au sport à un très jeune âge par sa mère, qui participait à des compétitions d'Ironman, Harvey voulait plutôt devenir une maîtresse de karaté!

Mais, lorsqu’elle a su que ce sport n’était pas aux Olympiques, elle a opté pour la proposition d'un ami de la famille: l’escrime.

«Quand j’ai découvert que l’escrime était aux Olympiques je me suis dit: "Je m’en vais aux Olympiques!"» a-t-elle raconté au Toronto Star.

Harvey a fait ses débuts avec l'équipe nationale à l'âge de 15 ans et, pour continuer à l'aider financièrement, sa mère monoparentale a dû vendre la maison puis s'installer chez les grands-mères d'Eleanor.

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Sa passion pour l’escrime l’a ensuite menée vers la NCAA, où elle a représenté les Buckeyes de l’université d’État de l’Ohio, remportant le championnat national en 2016.

Cette même année, elle a réalisé son rêve olympique en participant à ses premiers Jeux olympiques, à Rio, où elle a réussi une septième position, défaisant en cours de route la première mondiale.

Elle a par la suite enchaîné avec une 16e place à Tokyo en 2021, aidant néanmoins le Canada à terminer cinquième en équipe.

Avant de décrocher le bronze à Paris, son meilleur résultat individuel au Championnat mondial d’escrime avait été trois fois la neuvième position, soit en 2016, en 2018 et en 2022.

«Ç’a pris un engagement complet durant toute ma vie pour me placer dans la position où je pourrais être à mon meilleur. Je le fais à chaque tournoi et, pour une raison que j’ignore, ç’a bien été pour moi. Je m’entraîne aussi fort que ce soit les Olympiques ou pas mais, pour quelconque raison, aujourd’hui a été une bonne journée», a-t-elle mentionné après sa victoire pour le bronze face à l’Italienne Alice Volpi.

Et c’est pas fini

D’ailleurs, avant les Jeux de Tokyo de 2021, elle avait annoncé qu’elle se retirerait au terme de la compétition; mais elle a finalement décidé de poursuivre.

Et elle ne le regrette assurément pas.

«Je veux continuer. Je sens qu’en ce moment, il n’y a aucune raison de ne pas le faire. Je suis vraiment motivée et personne ne peut m’enlever ce que j’ai accompli dans ma carrière jusqu’à maintenant. Après une pause, je pense que j’ai encore mieux à offrir.»

Ça promet!

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