Jeux de Paris: Tammara Thibeault soulagée et en mission

Philippe Asselin
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«Soulagée» est le qualificatif que la boxeuse Tammara Thibeault a utilisé pour parler de sa qualification pour les Jeux olympiques de Paris.
La Québécoise a obtenu sa place pour la plus grosse compétition sportive amateur en atteignant la finale chez les 75 kg aux Jeux panaméricains. Elle a par ailleurs remporté la médaille d’or de l’événement tenu à Santiago, au Chili.
«Je me sens surtout soulagée. Nous sommes à neuf mois des Jeux olympiques et je suis qualifiée. C’est extraordinaire. Je vais pouvoir me concentrer pleinement sur ma préparation», a déclaré Thibeault pendant un entretien téléphonique.
«Il y avait de la pression sur mes épaules, a renchéri la pugiliste de 26 ans. L’enjeu était mon billet pour Paris. Je suis quatre fois championne intercontinentale et ça vient avec une pression.»
Objectif: écrire l’histoire
Maintenant que la pression de se qualifier est chose du passé, Thibeault (48-12-0, 6 K.-O.) n’a pas peur de s’en ajouter une autre sur les épaules : celle de devenir la première Canadienne de l’histoire à remporter les grands honneurs en boxe aux olympiques.
«Mon objectif est de gagner la médaille d’or pour mon pays, a-t-elle affirmé avec conviction. Ça n’a jamais été fait chez les femmes au Canada et ça fait plus de 20 ans que nous n’avons pas gagné de médaille en boxe.»
En fait, jamais une représentante de l’unifolié n’a remporté de médaille – qu’elle soit en or, en argent ou en bronze – aux Jeux olympiques. La dernière breloque remportée par un Canadien est celle d’argent qu’a gagné David Defiagbon chez les poids lourds à Atlanta en 1996.
Apprendre de la défaite
À Paris, Thibeault en sera à sa deuxième participation aux Jeux olympiques. Elle avait pris la cinquième place chez les 75 kg à Tokyo en 2021.
La native de Saint-Georges s’était inclinée par décision unanime en quart de finale contre la Néerlandaise Nouchka Fontijn. La boxeuse canadienne est persuadée que ce sont les apprentissages faits après ce revers qui lui permettront d’obtenir un meilleur résultat dans la Ville Lumière.
«J’étais déçue après Tokyo. J’étais si proche, mais j’ai raté une médaille par un round. Je crois cependant que cette défaite-là m’a permis de devenir la boxeuse que je suis aujourd’hui. Je n’ai donc pas de regrets.»
«J’ai plus de maturité et d’expérience. C’est ce qui va faire une grosse différence.»
Chez les pros
Même si toute sa préparation et sa concentration sont présentement sur les olympiques, Thibeault ne cache pas qu’elle a d’autres visées. La compétition tenue à Paris sera son dernier tour de piste chez les amateurs.
«J’aimerais faire le saut chez les professionnelles après les Jeux de Paris, a-t-elle révélé. Ça fait longtemps que je suis sur le circuit amateur. Je suis rendu à un moment de ma vie où j’ai besoin d’un nouveau défi.»
«La boxe féminine prend de l’ampleur et je veux en faire partie!»