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Jeune défensive du Rouge et Or: «Nous sommes encore en mode camp d’entraînement»

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-09-27T20:52:26Z

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Avec le départ de huit partants sur 12, certains doutes planaient sur la défensive du Rouge et Or de l’Université Laval en début de saison, mais l’unité de Marc Fortier occupe le premier rang dans la grande majorité des catégories défensives du RSEQ à la mi-saison.

Le Rouge et Or pointe notamment au 1er rang pour le nombre de points accordés (47) et la moyenne de verges par match (193). Perfectionniste jusqu’au bout des ongles, Fortier refuse toutefois de s’emballer.

«Nous sommes encore en mode camp d’entraînement, a-t-il affirmé. Il y a eu des progrès, mais nous avons encore des choses à travailler. Il y a des nouveautés à chaque semaine pour certains. Nos jeunes gagnent en expérience à chaque entraînement.»

Fortier ne se base pas sur le nombre de points accordés pour évaluer le travail de ses protégés. «Je ne corrige pas le nombre de points au tableau, a expliqué l’ancien demi défensif étoile des Stingers de Concordia. Parfois ce sont les erreurs de nos adversaires qui font qu’ils ne réussissent pas un jeu malgré les faiblesses qu’on leur montre. Je corrige la communication et le placement des joueurs.»

«Les statistiques sont bonnes, mais on regarde le processus, de poursuivre Fortier. On s’améliore chaque semaine sans avoir perdu un match. Les gars veulent apprendre et c’est motivant de voir ça. Nous avons du talent partout et de bons athlètes de football qui doivent apprendre à jouer ensemble. La chimie prend un certain temps à prendre.»

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«Il gère ça comme un chef»

Avec trois nouveaux partants sur la ligne tertiaire, Fortier a découvert une nouvelle réalité. «Je ne coachais pas la ligne tertiaire l’an dernier, a-t-il mentionné le plus sérieusement du monde. Ce sont les joueurs qui faisaient les appels.»

Utilisé à toutes les sauces dans le passé, mais à sa première année comme partant, le maraudeur Vincent Delisle a surpassé les attentes du patron. «Je savais que Vincent était bon, mais il joue vraiment bien, a mentionné le coordonnateur défensif lavallois. Il a retrouvé sa fougue. Il répond bien et il n’y a pas eu de courbe d’apprentissage. Il gère ça comme un chef. Son expérience au camp des Alouettes lui a donné confiance et il a réalisé qu’il appartient à ce niveau.»

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Si changer de position dans le passé représentait un défi, Delisle estime que ce fut un bon apprentissage. «C’est plus facile d’avoir de la stabilité, a-t-il reconnu, mais mon utilisation m’a permis de bien comprendre le système. Ça paye des dividendes cette année. C’est une grosse job de s’assurer que tous les gars soient sur la même page.»

Confiance en ses moyens

Delisle assure qu’il a toujours cru pouvoir s’établir comme partant. «C’est une belle récompense pour tous les efforts au fil des ans, a-t-il résumé. Je n’ai jamais perdu confiance que ça arriverait un jour.»

Le produit des Cougars du Collège Champlain n’avait pas de craintes quant au virage jeunesse sur la tertiaire. «On a perdu de super bons joueurs, mais l’arrivée de nouveaux peut amener du positif et permettre de grandir. Ça me fait penser aux gros programmes comme Alabama ou Michigan. Des joueurs rentrent comme partant plus tard dans leur cheminement et ils deviennent des choix de 1re ronde dans la NFL après avoir attendu leur tour.»

«S’il y avait des doutes à notre sujet avant le début de la saison, on les a éliminés, de poursuivre l’étudiant à la maîtrise en administration des affaires. On a accordé moins de 150 verges par la passe à chacune de nos quatre premières parties. C’est le point fort de notre défensive.»

Tout dernier choix du repêchage 2024 de la LCF, Delisle a pleinement profité de son expérience au camp des Alouettes. «J’ai fait le plein de confiance en montrant que j’étais à ma place.»

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