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«Je suis un francophone engagé, même en poésie», confie Zachary Richard, 75 ans, qui lance son 6e recueil de poésie

Photo d'archives Ben Pelosse
Photo portrait de Sarah-Émilie Nault

Sarah-Émilie Nault

2025-11-28T23:00:00Z

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Entre la pandémie et le décès de sa chère mère en 2021, Zachary Richard a vécu une période qu’il qualifie «d’assez difficile». La manière qu’a trouvée l’artiste de 75 ans d’y mettre un baume? Écrire les poèmes qui composent son 6e recueil: Transfo.

Ce n’est pas d’hier que le pouvoir transformateur de la poésie enchante et anime Zachary Richard. Inspiré par les artistes de la beat generation, le chanteur et écrivain s’applique à jongler avec les mots, aussi bien en chanson qu’en poésie, depuis la fin des années soixante.

D’abord en anglais, puis en français lorsqu’il est venu au Québec, il y a de cela 50 ans, et qu’il a «été kidnappé par une francophonie» qui lui a frappé le cœur et l’esprit. 

«Avec ce recueil, j’ai tenté de convertir la noirceur en lumière. Dans une mouvance de contre-culture qui est la voie que je suis depuis toujours et une volonté de transformer la société grâce à la poésie. Je suis un francophone engagé, même en poésie», explique l’artiste qui y aborde notamment le décès de sa mère, l’AVC dont il a été victime en 2010 et sa précieuse revendication identitaire.

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Poésie et chanson

Si Zachary Richard a baptisé son recueil Transfo, c’est qu’il y explore le pouvoir transformateur de la poésie et des mots dans leur manière de faire du bien à l’humain et à l’humanité.

«La poésie me permet de toucher à des questions fondamentales à notre existence en tant qu’être humain, qui sont souvent inhabituelles dans la chanson populaire», souffle-t-il.

L’artiste explique qu’au contraire de la chanson qui lui impose une certaine rigueur avec sa structure plus rigide (le chanteur écrit en alexandrins), la poésie lui offre une grande liberté.

Les deux poèmes phares de son recueil sont celui qui l’ouvre et celui qui le conclut, explique l’auteur qui habite en Louisiane: Transformation et L’homme qui a vu l’homme, qui se veut un hommage aux grands de la société québécoise, dont Gilles Vigneault, Karl Tremblay, René Lévesque et Gaston Miron.

Le poète insiste d’ailleurs: «La poésie doit être lue à haute voix. Car lire est une chose, mais déclamer de la poésie ajoute une autre dimension», estime-t-il.

Petite nouveauté, l’écrivain note désormais le lieu et la date de composition de ses poèmes, ce qui se veut un aide-mémoire pour se rappeler quand et où a eu lieu cette belle étincelle.

«Écrire de la poésie, c’est comme chanter pour moi, juste sans ma guitare entre les mains», poursuit l’auteur qui travaille déjà sur un prochain roman et évoque une tournée musicale l’an prochain.

«Pour le reste, mon grand projet est de profiter de la vie et de répandre le plus de bonheur autour de moi.»

photo fournie par Les communications Narimane
photo fournie par Les communications Narimane

- Le recueil de poèmes Transfo de Zachary Richard se trouve en librairie

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