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«Je suis plus heureux comme politicien parce qu’on travaille à aider les gens», dit François Legault, en reconnaissant que son métier fait souffrir sa famille

Photo portrait de Guillaume Picard

Guillaume Picard

2025-12-06T02:00:00Z

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Même si être premier ministre du Québec est un «sport extrême» qui affecte sa famille, François Legault est «plus heureux» comme politicien que comme entrepreneur.

«Je pense que je suis plus heureux comme politicien parce qu’on travaille à aider les gens», a-t-il dit à l’émission Dans le blanc des yeux, vendredi soir, à LCN.

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François Legault sur le plateau de l’émission «Dans le blanc des yeux».
François Legault sur le plateau de l’émission «Dans le blanc des yeux». Photo Martin Chevalier

Il a dressé un parallèle entre son ancien rôle de PDG d’Air Transat de 1987 à 1997 et celui d’homme politique qui a rejoint le Parti Québécois en 1998, avant de créer la CAQ en 2011, sept ans avant de prendre le pouvoir.

«Il y a des ressemblances entre démarrer une entreprise, puis démarrer un parti politique: c’est mettre du monde ensemble», a dit M. Legault, qui, dans les deux cas, a fait face à des «turbulences».

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«Air Transat c’était une aventure et la CAQ c’est une autre aventure.»

François Legault en entrevue à l’émission «À vos affaires» de LCN.
François Legault en entrevue à l’émission «À vos affaires» de LCN. Photo Agence QMI, JOËL LEMAY

À 67 ans, François Legault doit à nouveau «convaincre des gens de lâcher leur emploi» pour se lancer en politique avec les couleurs de son parti, lui qui a profité de cette tribune pour réaffirmer qu’il pilotera l’avion caquiste lors des prochaines élections.

Peu patient de nature, François Legault a évoqué la lourdeur de l’appareil étatique avec lequel il compose depuis 2018.

«La grande différence, c’est que quand j’étais président d’Air Transat, j’avais une idée dans ma douche le matin, puis le soir c’était mis en place.»

Isabelle Brais, la femme de François Legault, lors de la campagne de 2022 aux côtés de son mari.
Isabelle Brais, la femme de François Legault, lors de la campagne de 2022 aux côtés de son mari. Photo Agence QMI, MARC-ANDRÉ GAGNON

Avant qu’un choix du premier ministre se concrétise, il faut donc se soumettre à un parcours du combattant.

«Il faut convaincre les autres députés de son parti. Il faut déposer un projet de loi. Puis honnêtement, ce n’est pas une de mes qualités d’être patient. Donc c’était plus facile chez Air Transat qu’en politique pour quelqu’un qui est impatient.»

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Ému que sa famille souffre à cause de ses choix

Il est devenu ému en racontant à l’animatrice Sophie Durocher comment sa femme, Isabelle Brais, et leurs fils, Xavier et Victor, sont affectés par la critique qu’il essuie jour après jour.

Sophie Durocher avec son invité François Legault.
Sophie Durocher avec son invité François Legault. Photo Martin Chevalier

Surtout qu’il dit entendre «à répétition» qu’avec un taux d’insatisfaction de 71%, «il devrait aller prendre une marche et réfléchir à s’en aller» plutôt que de tenter d’obtenir un troisième mandat en 2026.

«C’est un peu dur. C’est comme de dire: “Legault, il n’est pas bon, il n’est plus bon, on devrait le changer.” [...] Je trouve ça plate qu’à cause de choix que j’ai faits, ça fasse souffrir mon épouse et mes deux gars», a-t-il mentionné, disant qu’il reste parce que «la job n’est pas finie», nonobstant le fardeau porté par ses proches.

Toujours les «quatre, cinq erreurs ou insuccès»

Même s’il s’est doté d’une «carapace» pour encaisser les coups, François Legault demeure sensible à la critique, la redoutable presse parlementaire s’attardant sur ses échecs comme premier ministre.

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François Legault en novembre dernier lors de l’inauguration de la deuxième antenne du REM.
François Legault en novembre dernier lors de l’inauguration de la deuxième antenne du REM. Photo MARTIN ALARIE

«J’ai pris des centaines de décisions, mais les journalistes reviennent sur quatre, cinq erreurs ou insuccès. Northvolt, SAAQclic, les Kings de Los Angeles», a-t-il mentionné.

«C’est normal un peu que les journalistes se concentrent sur les controverses, sur ce qui va moins bien. Puis c’est normal, quand on prend plusieurs décisions, qu’il y en ait certaines qui ne plaisent pas à tout le monde. Et puis c’est le travail des journalistes. Je ne critique pas ce travail-là, mais c’est quand même dur à accepter.»

Sa fortune, un tabou

Le comptable de formation a mentionné que la fortune qu’il avait faite en 1997 en vendant ses actions d’Air Transat, soit environ 14 millions $, selon ce qui avait circulé, demeure un tabou, «en particulier chez les francophones».

«On n’a pas une longue histoire en affaires. Prenons juste la critique quand le gouvernement aide une entreprise. Vous savez, depuis sept ans, on a aidé, puis ça, c’est presque le double de ce qui se faisait avant, 25 000 entreprises. Mais il s’agit qu’il y ait un Northvolt ou un Lion [Électrique] ou un investissement qui ne marche pas pour qu’on me tape sur la tête et on me dise: “Le gars, il a perdu notre argent.”»

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