«Je suis loin d’être parfaite» –Tammara Thibeault


Mylène Richard
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En dominant son premier combat professionnel pendant quatre rounds, à Orlando, vendredi, Tammara Thibeault a fait écarquiller bien des yeux, mais elle garde les deux pieds sur terre.
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«J’ai un gros bagage dans mon sport [fiche de 51 victoires et 14 défaites chez les amateurs], mais je suis vraiment loin d’être parfaite. Il y a plein de choses que je dois apprendre», a-t-elle admis humblement 72 heures plus tard.
L’ancienne championne du monde, du Commonwealth et panaméricaine a rapidement constaté que la boxe pro était un spectacle. Dès la pesée, elle a fait face à une Natasha Spence très loquace.
«Ça fait partie de la game. Ça reste du sport, il n’y a rien de personnel. C’est un show, a mentionné Thibeault. [...] Ça ne m’intéresse pas de trop parler. Mon énergie, je vais la mettre où je peux avoir du contrôle, dans le ring.»
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— Most Valuable Promotions (@MostVpromotions) December 14, 2024
Pas pressée
Atteignant Spence 61 fois, tout en n’encaissant que 14 coups, Thibeault n’a pas raté sa rentrée. Ce qui n’a pas empêché certains observateurs de déplorer le fait que l’Ontarienne de 39 ans était classée comme 10e aspirante chez les 160 lb de la WBA, même si elle n’a pas gagné depuis 2016.
«Mon adversaire avait près de 20 combats professionnels, alors que c’étaient mes débuts pros», a rappelé Thibeault.
Cette dernière ne veut pas sauter d’étapes avant d’avoir une chance en championnat du monde.
«Les gros combats, ça va venir, mais je ne peux pas aller plus vite qu’il le faut. C’est nouveau pour moi, se battre sans casque, avec des gants plus petits, des combats plus longs [trois rounds chez les amateurs]. Il y a des ajustements à faire. On va prendre le temps que ça va prendre. Je ne suis pas pressée», a-t-elle dit.

Entre le Québec et l’Angleterre
D’ailleurs, un choc en sol canadien est prévu en 2025 pour Thibeault. En attendant, la détentrice d’un baccalauréat en études urbaines à l’Université Concordia passera le temps des Fêtes en famille à Shawinigan avant de retourner en Angleterre pour y poursuivre sa maîtrise à l’Université de Sheffield, tout en poursuivant l’entraînement.
«Ça fait un équilibre entre le sport et l’éducation et ça fait partie des différentes facettes de ma personnalité. C’est difficile, c’est de la gestion, mais j’aime ça et ça me fait du bien», a assuré Thibeault.
