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«Je suis content que ce soit lui qui m’ait dépassé»

Jonathan Bernier

2022-04-22T04:31:37Z

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Mardi soir, Martin St-Louis a vu Steven Stamkos le rejoindre en tête des meilleurs pointeurs de l’histoire du Lightning (953 points). Malgré les blessures qui ont ralenti l’ascension du capitaine de la formation floridienne, St-Louis se doutait dès le départ que ce jour arriverait.

«Après sa première année, je savais qu’il allait me dépasser. On avait 15 ans de différence. Je voyais que c’était tout un kid. Un excellent joueur de hockey et un excellent être humain», a louangé l’entraîneur-chef du Canadien, au terme de l’entraînement matinal de son groupe.

Après une première saison de 46 points en 79 matchs, Stamkos a explosé avec trois saisons consécutives de plus de 90 points, dont une de 60 buts qui, en 2011-2012, lui a valu son deuxième trophée Maurice-Richard en trois saisons.

St-Louis et Stamkos ont été coéquipiers durant près de six saisons complètes. Au fil des ans, l’Ontarien a mentionné à maintes reprises que la présence d’un vétéran comme St-Louis avait été très bénéfique pour son développement.

Aujourd'hui, St-Louis, qui avait 33 ans, une coupe Stanley, un trophée Art-Ross, un trophée Hart et un trophée Lester B. Pearson à son CV lors de l’arrivée de la recrue, lui a retourné l’ascenseur.

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«Je n’étais pas fou. Je reconnaissais son talent. Je l’ai pris sous mon aile, parce que je savais qu’il allait m’aider, a raconté St-Louis. J’ai beaucoup appris de Stammer. Je suis devenu un meilleur tireur en le regardant prendre des tirs tous les jours. J’ai voulu prendre un peu de son talent et l’amener à mon jeu.

«Je suis fier de lui et de l’humain qu’il est devenu. Il a passé à travers des blessures, mais il est finalement à 100 %. Il est dominant dans la ligue. Je suis content que ce soit lui qui m’ait dépassé», a-t-il poursuivi.

Harris continue d’apprendre

Parlant de jeune joueur à prendre sous son aile, Jordan Harris a été laissé de côté pour la troisième fois en quatre matchs, au profit de Kale Clague. Il s’en trouve plusieurs pour dénigrer cette décision arguant que le jeune Américain ne pourra se développer adéquatement en le privant de répétitions de qualité dans le cours d’un match.

«On essaie de gérer les jeunes, mais également le vestiaire. Il y a également des joueurs qui n’ont pas joué beaucoup, alors tu essaies de leur en donner un peu», a d’abord indiqué St-Louis.

«Pour un jeune, les entraînements, regarder le match, être dans l’environnement de l’équipe, ce sont de bonnes répétitions», a-t-il ajouté.

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