«Je savais que le démon allait sortir»: Caleb Desnoyers s’est rendu indispensable sur le trio de cols bleus du Canada


Nicolas Cloutier
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MINNEAPOLIS | Quand Caleb Desnoyers a commencé le Championnat mondial junior dans la chaise du 13e attaquant, il savait très bien au fond de lui qu’il allait finir par jouer un rôle important avec l’équipe canadienne. Jusqu’ici, il a remporté son pari.
«Je savais que, quand les portes allaient s’ouvrir et que ce serait le temps pour moi de montrer ce que j’ai, le démon à l’intérieur allait sortir», a lancé le joueur de centre des Wildcats de Moncton, quatrième choix au total de l’Utah au dernier repêchage.
La feuille de route de Desnoyers avec l’équipe nationale, après tout, est éloquente: l’or au Défi mondial des moins de 17 ans en 2023, l’or au Championnat mondial des moins de 18 ans, l’or au Hlinka-Gretzky. Chaque fois qu’il a représenté son pays, il a tout raflé. C'est sans compter ses performances en séries dans la LHJMQ l’an passé, couronnées par la conquête du trophée Gilles-Courteau.
«Je sais que, dans mon groupe d’âge, je suis l’un des jeunes joueurs qui ont le plus d’expérience au monde», a fait valoir le principal intéressé.
Les faits susmentionnés lui donnent raison.
Ça aura pris un match
Ça aura pris seulement un match, d’ailleurs, pour qu’il grimpe dans la hiérarchie de l’entraîneur-chef, Dale Hunter, dans ce Mondial junior.
Contre la Tchéquie, d’entrée de jeu, il a été tellement efficace à chacune de ses 14 présences qu’il a forcé son entraîneur à l’insérer au sein d'un trio régulier.
Hunter a ainsi pris une décision déterminante en réunissant Desnoyers, Cole Beaudoin et Sam O’Reilly. Les trois comparses forment depuis le trio de cols bleus d’Équipe Canada junior. Hunter les envoie systématiquement dans la mêlée pour amorcer chaque période.

«Dès la première présence [mercredi, contre la Slovaquie], on a vraiment donné le ton et créé un momentum pour l’équipe, a noté Desnoyers après l’entraînement optionnel des siens, jeudi. On retire beaucoup de fierté dans les détails de notre jeu.»
«C’est un trio pesant qui nous permet d’établir notre échec avant», a justifié Hunter.
Un échec-avant de tous les instants, qui force l’équipe adverse à se vider de son énergie, est devenu la marque de commerce de ce trio, qui s’est aussi illustré offensivement contre les Finlandais avec un doublé de Beaudoin.
«Depuis le début, on a nos chances, a mentionné Desnoyers. Notre touche offensive n’est pas toujours à point et on rate des occasions, mais [mercredi], on a été récompensés.»
Perfectionniste
N’empêche, ça travaille un peu Desnoyers de ne pas avoir été plus opportuniste.
«Surtout, moi, personnellement, je ne suis pas fier des décisions que j’ai prises. Quand tirer, quand passer la rondelle», a-t-il expliqué.
C’est son côté perfectionniste qui ressort.
«Je parle comme si c’était dramatique, mais ça va quand même très bien, s’est repris le jeune homme de Saint-Hyacinthe. Je suis quand même perfectionniste.»
La bonne nouvelle pour Desnoyers, c’est que les matchs sans lendemain s’en viennent. Et il adore ces matchs.
«C’est vraiment mon genre de game. Je suis excité.»