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«Je sais que j’ai fait de mauvais choix» - Patrick Roy

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2023-06-09T17:08:02Z
2023-06-09T18:31:17Z

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Patrick Roy espère retrouver un boulot derrière un banc de la Ligue nationale de hockey, mais il ne retient pas son souffle. 

Dans une entrevue accordée à Dave Stubbs de NHL.com, Roy indique qu’il n’attendra pas à côté de son téléphone même si on comprend qu'il aimerait avoir une autre chance dans la LNH.

Dans une déclaration très lucide, il avoue que ses antécédents jouent contre lui.

«C’est difficile pour moi d’obtenir un job en raison de la façon dont j’ai quitté le Colorado.»

Mauvais choix

Roy, qui vient tout juste de remporter la Coupe Memorial avec les Remparts, reconnaît que certaines de ses décisions n’ont pas été les plus avisées.

«Je sais que j’ai fait de mauvais choix. Je sais que la façon dont je suis parti et tout ce que j’ai fait peuvent affecter la perspective qu’on a de moi aujourd’hui. Je dois vivre avec.

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«Je sais que j’ai appris de ces erreurs. Le passé est le passé, mais parfois, il faut vivre avec. Je comprends la situation.»

Il faut rappeler que Roy a pris l’Avalanche du Colorado par surprise quand il a décidé de donner sa démission comme entraîneur et vice-président des opérations hockey en août 2016, quelques semaines avant la reprise des activités.

À l’époque, il estimait que ses tâches ne cadraient pas avec la vision de l’organisation qui était menée par le vice-président exécutif et directeur général, Joe Sakic. Celui-ci est maintenant président du club.

Patrick Roy, à l'époque où il dirigeait l'Avalanche du Colorado.
Patrick Roy, à l'époque où il dirigeait l'Avalanche du Colorado. AFP

Trop de chapeaux

Roy admet aujourd’hui qu’il portait trop de chapeaux lors de son passage au Colorado, ce qui l’empêchait de bien faire son travail.

«Je comprends maintenant, mieux que jamais, qu’on ne peut pas être dans la direction et entraîner une équipe en même temps. Si tu es l’entraîneur, tu entraînes. Si tu es le directeur général, c’est ça que tu fais.»

Ce coup de sang semble le suivre depuis ce moment même s’il est apparemment un homme différent aujourd’hui.

La situation n’est pas sans rappeler cette fameuse marche derrière le banc du Canadien, le 2 décembre 1995, quand il est allé dire au président Ronald Corey qu’il venait de jouer son dernier match à Montréal. L’entraîneur-chef, Mario Tremblay, venait alors de finalement le rappeler au banc après qu’il eut accordé neuf buts aux Red Wings de Detroit.

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La petite visite au président du Canadien, Ronald Corey, le soir du 2 décembre 1995.
La petite visite au président du Canadien, Ronald Corey, le soir du 2 décembre 1995. JMTL

Éphémère

En fin de compte, Patrick Roy a réalisé que les choses peuvent être éphémères dans le monde du hockey professionnel.

«J’ai peut-être tenu les choses pour acquises quand j’ai commencé mon séjour au Colorado, confie-t-il à Dave Stubbs. Tu penses que la porte sera toujours ouverte, mais tu réalises que ça ne fonctionne pas comme ça.

«Quand l’occasion se présente, tu es mieux de travailler fort. Il y a beaucoup de bons entraîneurs et de bonnes têtes de hockey et tout le monde est remplaçable. On devrait considérer ça comme un privilège quand l’occasion se présente.»

Roy relate une discussion qu’il a eue avec Alain Vigneault peu de temps après son départ du Colorado.

«Il m’a dit, tu sais Patty, il n’y a que 30 (maintenant 32) entraîneurs dans la LNH. Il avait tellement raison. Les occasions d’emploi sont très limitées dans la ligue et avoir un de ces boulots est un privilège. Ce que tu as fait comme joueur n’a pas d’importance.»

Avant de remporter la Coupe Memorial, il y a moins d'une semaine, Patrick Roy et les Remparts ont d'abord mis la main sur le Trophée Gilles Courteau comme champions de la LHJMQ.
Avant de remporter la Coupe Memorial, il y a moins d'une semaine, Patrick Roy et les Remparts ont d'abord mis la main sur le Trophée Gilles Courteau comme champions de la LHJMQ. DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Une chance

Quand Roy, qui est maintenant âgé de 57 ans, est revenu derrière le banc des Remparts, en 2018, il ne l’a pas fait par dépit. C’était un défi pour le compétiteur qu’il est.

«C’était amusant de revenir il y a cinq ans afin de me prouver à moi-même que je pouvais aider l’équipe à gagner. Je sais que j’ai été très chanceux d’avoir un si beau groupe de joueurs cette saison. Je l’ai souvent dit quand j’étais gardien, tu es aussi bon que les joueurs devant toi. C’est la même chose pour un entraîneur.

«Tu peux être un bon entraîneur, mais ce sont les joueurs qui te font bien paraître et c’est exactement ce qui est arrivé avec cette équipe [qui a gagné la Coupe Memorial]. Ils ont été très réceptifs et concentrés sur la victoire, j’ai été très chanceux.»

Patrick Roy a connu beaucoup de succès derrière le banc des Remparts. Il compte deux triomphes à la Coupe Memorial (2006, 2023), un championnat de la LHJMQ (2023) et 11 saisons sur 13 au-dessus de la barre des ,500.

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