«Je roule avec les coups depuis 12 ans» - Marc-André Barriault

Benoit Beaudoin
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Le 21 juin 2014, au centre sportif de Sainte-Foy, Marc-André Barriault effectuait ses débuts professionnels au sein de la défunte Ligue d’arts martiaux mixtes du Québec (LAMMQ). Douze ans et 28 combats plus tard, le Québécois poursuit son parcours au sein de la plus grande organisation d’arts martiaux mixtes au monde avec la même passion qui l’habitait à l’époque.
«C'est tout le temps le fun de vivre une semaine de combat à l’UFC», explique le sympathique combattant, à quelques jours de son duel contre le Polonais Michal Oleksiejczuk, à Las Vegas.
«Je me rappelle toujours que je suis chanceux d'être ici. Après toutes ces années-là, tous les hauts et les bas... Aujourd'hui, je peux tout mettre ça ensemble pour nourrir mon feu intérieur et tout donner pour le temps qu’il me reste dans l’octogone.»
Parce qu’à 35 ans (36 le 18 février prochain), Barriault sait que la fin approche. S’il ne l’envisage pas à très court terme, il commence malgré tout à réfléchir à son après-carrière.
«J’aime la vie que je suis en train de bâtir en Floride. C'est sûr que pour la suite des choses, je veux trouver quelque chose qui va me garder stimulé. Tu ne peux pas demander à un athlète, du jour au lendemain, de se tasser et de ne plus rechercher cette adrénaline-là.»
Vétéran de l’équipe Kill Cliff, l’un des meilleurs gymnases au monde, des opportunités pourraient s’offrir à lui en tant qu’entraîneur. Barriault a aussi une passion pour la nourriture, lui qui était cuisinier à temps plein avant de déménager au sud de la frontière.
«Je vais évaluer toutes mes options, mais pour l'instant je suis motivé à combattre et je suis à la bonne place», conclut-il.
Le spectacle avant tout
Après une pause de six mois, on sent que le Québécois est fébrile à l’aube de son retour dans la cage. À son 17ecombat à l’UFC, Barriault ne vise plus une place dans les classements, mais souhaite plutôt offrir un bon spectacle aux amateurs. Il est persuadé qu’il a déniché un partenaire de danse parfait pour y arriver, ce samedi. En effet, Oleksiejczuk connaît une renaissance. Le Polonais de 30 ans a mis fin à une séquence de trois revers en remportant ses deux derniers combats par K.-O. au premier round.
«Il avance constamment, il aime appliquer de la pression et il semble avoir une bonne force de frappe. C'est sûr que c'est un win-win, ce combat-là», analyse Barriault.
À l’instar de son adversaire, le Québécois connaît aussi de bons moments. En mai dernier, à Montréal, il a retrouvé le chemin de la victoire grâce à un K.-O. brutal contre Bruno Silva. Deux mois plus tard, il a donné énormément de fil à retordre au talentueux Shara Magomedov, un espoir de premier plan chez les poids moyens.
«Je suis sorti de ce combat la tête haute! Avec la guerre que j’ai livrée et le boni de performance, ç’a confirmé que j’ai encore ma place dans la grande organisation.»
Barriault ne s’en cache pas, il aimerait bien obtenir un troisième boni de performance consécutif, surtout qu’ils ont doublé depuis sa dernière sortie, passant de 50 000 à 100 000 $. L’UFC a également ajouté des bonis de 25 000 $ à tous les combattants qui gagnent leur combat avant la limite.
«Souvent, les bonis étaient donnés aux combattants de la finale qui ont déjà de bonnes bourses. C’est positif que l’argent soit mieux distribué», estime Barriault, qui voit d’un bon œil cet incitatif monétaire supplémentaire.
Comme il nous y a habitué, le vétéran québécois s’attend à une guerre dans l’octogone, ce samedi. Fort d’une tonne d’expérience et entouré par les meilleurs entraîneurs au monde, Marc-André Barriault se sent outillé pour en sortir vainqueur.
«Ça fait 12 ans que je roule avec les coups, il faut bien que ça paraisse quelque part.»
Ne ratez pas le retour de Marc-André Barriault, ce samedi, sur les ondes de TVA Sports 2. Ce gala UFC de Las Vegas vous sera présenté en intégralité, dès 18h.