«Je ne suis pas inquiet du tout»: Marco Iadeluca, fier malgré la défaite des Carabins

Stéphane Cadorette
Partager
L’entraîneur-chef des Carabins Marco Iadeluca ne filait évidemment pas le parfait bonheur après la défaite dure à avaler de son équipe contre ses éternels rivaux du Rouge et Or, mais il n’était pas abattu, loin de là.
• À lire aussi: Un prêtre, une bénédiction et une baguette magique: Découvrez les secrets derrière le héros du match pour le Rouge et Or
• À lire aussi: Foule et botté records: victoire in extremis du Rouge et Or face aux Carabins
Le pilote défait a même démontré toute sa classe malgré le résultat crève-cœur, lorsqu’il est revenu du vestiaire pour aller à la rencontre des journalistes sur le terrain envahi par les partisans enflammés. Pas question de se défiler.
«C’est un match classique Carabins contre Rouge et Or qui s’est joué sur un placement de 53 verges. Je lève mon chapeau au jeune, qui a eu une opportunité et qui l’a saisie. Je savais qu’avec le vent dans le dos et une jambe puissante, il avait une chance de le faire», a-t-il d’abord mentionné, bon prince.
Un début de match pénible
Il y a bien sûr eu le botté de placement final, mais ce qui a coulé les Carabins longtemps avant ce jeu fatidique, ce sont les deux premières séquences à l’attaque du Rouge et Or, qui ont donné deux touchés.
Avec un retard de 15 points devant une foule hostile record, les Carabins ont néanmoins répliqué avec 22 points contre huit lors des trois quarts suivants. C’est ce qui fait dire à Iadeluca que le doute n’est pas semé dans la tête de ses joueurs en vue du prochain choc entre les deux équipes, le 12 octobre au CEPSUM.
«Je ne suis pas inquiet du tout. Je suis vraiment satisfait de la manière dont on a joué. On a bien couru avec le ballon et on a fait de belles choses. Il y a des choses qu’on a moins bien fait[es] et on va travailler là-dessus. C’est vraiment un gros match des deux équipes et j’ai hâte de les revoir», a-t-il lancé.

Un environnement difficile
L’entraîneur-chef a concédé qu’il était impossible de préparer ses hommes à faire face à une foule record de 20 903 spectateurs.
«Je suis extrêmement fier de mes joueurs. J’en ai parlé toute la semaine, c’est dur de venir ici et de jouer devant 20 000 personnes. On peut en parler et essayer de préparer les jeunes, mais jusqu’à ce que tu le vives, il n’y a rien qu’on puisse faire pour dupliquer.»
«On a mal géré les émotions avec la foule. On s’est ressaisis avant la mi-temps et on a joué une belle deuxième demie», a-t-il expliqué.
Le quart-arrière Jonathan Sénécal, qui n’a pas commenté la défaite, a été limité à 136 verges par les airs, mais Iadeluca croit que l’attaque a tout de même fait le nécessaire.
«Je ne sais pas si je dirais qu’on a été contenus. Tu viens à Québec et tu mets 22 points sur le tableau devant une foule comme ça, c’est quand même pas si pire», a-t-il analysé.