«Je ne suis pas désespéré», laisse tomber Lewis Hamilton au Grand Prix de Formule 1

Mylène Richard
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Les débuts de Lewis Hamilton avec Ferrari ne se déroulent pas comme prévu, mais le septuple champion du monde de Formule 1 ne se décourage pas et espère relancer sa saison à Montréal, l’un de ses Grands Prix favoris.
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«C’est certain qu’un bon week-end ici serait le bienvenu, mais je ne suis pas désespéré», a nuancé Hamilton, jeudi, en conférence de presse.
«J’adore le Canada, je vais même parfois à Vancouver, a-t-il raconté. Je ne sais pas comment est Montréal sans le Grand Prix, mais quand la F1 est ici, il y a une belle ambiance dans la ville. Les restaurants sont excellents et les amateurs sont fantastiques avec moi depuis mes débuts en 2007.»
Personne n’a forcé la main au vétéran de 40 ans pour qu’il parle en bien de la métropole québécoise.
«Les estrades sont près de la piste et ça donne un tout autre sens à l’expérience. Tu vas aimer ça!» a lancé Hamilton à son voisin sur le podium, le jeune Argentin de 22 ans Franco Colapinto, qui en sera à une première présence au circuit Gilles-Villeneuve en F1.

Le Britannique a aussi bien hâte de voir l’accueil de la communauté italienne montréalaise, lui qui se plaît dans l’environnement de l’écurie italienne.
«Tout est merveilleux à l’extérieur de la piste, a-t-il soutenu, en évoquant le romantisme du pays et les bonnes pizzas. Mais on doit avoir de meilleurs résultats, générer de meilleures performances.»

Tout un défi
Après 84 victoires en plus de 10 ans avec Mercedes, Hamilton a fait le saut chez la mythique écurie Ferrari. Au terme des neuf premières épreuves, il pointe au sixième rang du classement des pilotes, derrière son coéquipier Charles Leclerc.
Le pilote du bolide numéro 44 n’a signé aucun podium avec la Scuderia, contre trois pour Leclerc. Il a tout de même obtenu trois tops 5.
«Ce n’est pas la voiture que j’ai développée pendant plusieurs années, a-t-il rappelé. C’est un défi, mais j’aime les défis.»

Des rumeurs qui dérangent
À près de 200 points des McLaren au sommet des constructeurs, ça roule un peu carré chez Ferrari, qui n’a pas gagné une course depuis Mexico l’an dernier. Les rumeurs voulant que le directeur d’équipe, Frédéric Vasseur, soit congédié sont de plus en plus persistantes. Ce qui ne fait pas l’affaire de Hamilton.
«Il a tout mon soutien. Ce n’est pas amusant d’entendre ce genre d’histoires. J’aime travailler avec Fred. Il est la principale raison pour laquelle je suis avec Ferrari. C’est un travail d’équipe. Les gens ne savent pas ce qui se passe en arrière-scène. On travaille très fort, on apporte des changements», a assuré Hamilton, en demandant poliment de changer de sujet.

Oublier Barcelone
Mais disons que la dernière épreuve, à Barcelone, a révélé des lacunes sur les monoplaces rouges, incapables de compétitionner à partir du milieu de l’épreuve.
«J’ai dit à la radio que je n’avais jamais ressenti quelque chose du genre au volant d’une voiture, et c’était vrai, a relaté Hamilton pour expliquer sa frustration. Je n’ai jamais vécu une aussi mauvaise expérience de conduite pendant une longue période durant une course.»
Espérons pour les fans de l’écurie au cheval cabré que l’équipe trouvera des solutions en vue du Grand Prix à Montréal.