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«Je ne changerais rien»: Hockey Canada refuse de mettre le blâme sur l’entraîneur ou le choix des joueurs

Photo BILDBYRÅN
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2025-01-03T18:38:32Z

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OTTAWA | Moins de 24 heures après un autre échec d’Équipe Canada junior, une question demeure entière: à qui la faute?

Le Canada en entier est encore en train de se demander ce qui s’est passé. Comment un programme d’excellence comme celui de Hockey Canada a-t-il pu être complètement éliminé du portrait du Mondial junior après les quarts de finale... deux années de suite?

Depuis 24 heures, et même plus longtemps, les critiques fusent de toutes parts sur le travail de l’entraîneur-chef Dave Cameron ainsi que sur le personnel décisionnel et ses choix de joueurs.

«Je ne changerais rien»

Vendredi, le responsable des programmes d’excellence de Hockey Canada, Scott Salmond, le dépisteur-chef de l’équipe des moins de 20 ans, Al Murray, ainsi que le directeur général de l’équipe, Peter Anholt, ont rencontré les médias.

Et il faut leur donner, ils ont bravé la tempête. Devant une quinzaine de journalistes à la recherche de réponses, ils ont répondu à toutes les questions, sans se défiler.

Scott Salmond était flanqué d’Al Murray (à gauche) et Peter Anholt (à droite).
Scott Salmond était flanqué d’Al Murray (à gauche) et Peter Anholt (à droite). Photo KEVIN DUBÉ

Évidemment, de nombreuses questions ont été posées sur le travail de Dave Cameron, ainsi que sur la façon dont l’alignement a été construit.

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Et aux yeux des dirigeants, ce n’est pas ce qui n’a pas fonctionné. Si c’était à recommencer, ils referaient la même chose.

«Je ne changerais rien à notre alignement ni au personnel qu’on avait. On avait un très bon groupe, avec du caractère», a soutenu Anholt qui, quelques minutes auparavant, avait assuré être en accord avec toutes les décisions prises par Cameron et son personnel d’entraîneurs durant le tournoi.

Mais... à qui la faute?

On en revient donc à la question de départ: à qui, la faute?

On a d’abord posé cette question à Anholt qui, après une réponse peu convaincante, a laissé la place à Salmond.

«Qui blâmer? Vous pouvez me blâmer, moi. Si vous pensez que le problème a été nos dépisteurs, c’est moi qui les embauche. Si vous pensez que c’est l’entraîneur, c’est moi qui l’embauche. Donc, vous voulez blâmer quelqu’un, vous pouvez me blâmer, a-t-il lancé, le feu dans les yeux. Ça fait partie de notre travail. On veut gagner, et personne ne le veut plus que les joueurs et tous les gens dans cette chambre, personne. Il n’y a pas eu de décisions politiques ou prises sur le coup de l’émotion. Ce sont des décisions calculées, basées sur la victoire. Et parfois, tu gagnes, parfois non.»

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Cameron ne marque pas de but

Le grand patron du programme d’excellence a toutefois tenu à réitérer sa confiance envers Dave Cameron ainsi que sa décision d’en faire l’entraîneur-chef de l’équipe.

«Le travail de Dave est difficile. Dès le premier jour du camp, nous avions une identité et une façon de jouer. Je pense que Dave tenait fermement à cette identité, et il a poussé les joueurs et les a mis au défi. En bout de ligne, ce n’est pas Dave qui marque des buts. Son travail est de placer des joueurs en position de le faire, et je crois qu’il l’a fait», a-t-il ajouté, mettant à son tour une partie du blâme sur les joueurs.

Et pourquoi ne pas s’entraîner?

L’un des reproches faits à Cameron durant le tournoi est le fait qu’ÉCJ ne s’est entraînée à aucune reprise à partir du premier match de la compétition, le 26 décembre dernier. Jeudi, après l’élimination de l’équipe, le pilote a justifié cette décision en mentionnant que les joueurs étaient «épuisés».

«Ce sont des décisions qu’on prend en équipe», a expliqué Anholt.

Confronté par la suite par un collègue qui lui demandait si, justement, vu le manque de chimie évident de cette formation, il n’aurait pas été préférable de patiner un peu plus entre les matchs, l’homme de hockey y est allé d’une réponse pour le moins surprenante.

«Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne», a-t-il lancé.

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