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Je n’ai plus de peine pour Jesperi Kotkaniemi

Photo portrait de Jean-Nicolas Blanchet

Jean-Nicolas Blanchet

2026-05-21T04:00:00Z

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RALEIGH | J’ai été un fidèle de Jesperi. Je l’admets. J’y ai cru beaucoup plus longtemps que la moyenne. Je l’ai même pris dans mon pool quand il est arrivé en Caroline.

J’avais même son chandail. J’ai enlevé son nom pour mettre celui de Metropolit.

Il est grand. Je le trouvais quand même assez agile. Je trouvais que sa vision du jeu n’était pas si pire. Il a quand même fait 34 points à sa saison recrue. C’est loin d’être méchant.

L’année suivante, il a encore été solide. Surtout en séries avec 8 points en 19 matchs.

Et tout a commencé à partir en vrille.

Année misérable

Cette année, nous avons assisté au plus creux de sa chute : 2 buts et 7 passes en 42 matchs.

En séries, il n’a pas joué un match. Mercredi matin à l’entraînement, il a été utilisé comme défenseur.

J’éprouvais un peu de peine pour lui, sincèrement. Les athlètes de haut niveau sont fiers. C’est chien quand on te paie, mais qu’on ne te fait pas jouer.

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Photo AFP
Photo AFP

Je pensais à son grand sourire quand il jouait avec Montréal. À lui qui traverse l’océan pour découvrir la vie d’adulte et de professionnel avec le Canadien.

Et je pensais à comment tout ça a viré, alors qu’il a déçu tellement de monde.

Ça va bien

Mais je le voyais à l’entraînement encore avec son grand sourire. Il est ensuite sorti de l’aréna sous le beau soleil de la Caroline et son véhicule sport à 500 000 $ a passé à 12 pouces de moi dans le stationnement à vive allure.

Je me dis qu’il aura empoché 45 M$ dans quatre ans (fin de son contrat). Ce n’est pas pire pour un gars qui a 200 points en 500 matchs.

Je comprends, je ne m’attendais pas à voir Kotkaniemi bougonner dans un coin.

Mais je me suis dit qu’il serait peut-être temps que je me fasse de la peine pour d’autre monde que ça, dans la vie.

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