«Je me pince chaque jour»: «Révolution» a permis à Alex Francoeur de sortir de l’ombre des stars internationales


Bruno Lapointe
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Alex Francoeur avait déjà une carrière bien établie avant de mettre le pied sur le plateau de Révolution, en 2019, lui qui avait déjà partagé la scène avec des vedettes internationales. Mais l’émission a permis au danseur de sortir de l’ombre d’artistes comme Ariana Grande ou encore Jason Derulo, où il évoluait.
« Avant Révolution, je n’avais pas réellement de nom. J’arrivais dans les studios de répétition ou sur les plateaux de télévision et j’étais le “danseur numéro quatre”. Mais après l’émission, on a commencé à m’appeler par mon nom. Et ça, c’est un changement énorme ; c’est un signe de respect », confie Alex Francoeur.
Son nom, ce n’est pas seulement l’industrie qui l’a retenu, mais aussi le public. Encore à ce jour, le danseur de 32 ans continue de se faire accoster régulièrement par des fidèles de l’émission de TVA, où il a compétitionné en duo avec son partenaire, Alex Carlos.
« Je ne croyais pas que ce soit possible, en tant que danseur, que les gens du public connaissent notre nom. Je me pince chaque jour », souffle celui qui cumule désormais 16 années de carrière.
Dans les dernières années, Alex Francoeur a collaboré avec des artistes tels que William Cloutier et Billie du Page, en plus de chorégraphier des productions d’envergure, comme les spectacles de la fête nationale et de la fête du Canada et les biographies musicales Lili St-Cyr et Serge Lama.
Les portes de la France
Il faut dire que le parcours d’Alex Francoeur et d’Alex Carlos lors de la seconde saison de Révolution a été particulièrement marquant grâce à un numéro inspiré de leurs coming outs respectifs et est rapidement devenu viral. Le segment a fait grand bruit sur les réseaux sociaux, attirant même l’attention de l’Europe.

L’équipe de production de l’émission La France a un incroyable talent a tôt fait de frapper à leur porte, désireuse de leur offrir une audition télévisée, l’année suivante. Résultat : un « golden buzzer » qui les a plébiscités auprès du public outre-Atlantique.
« C’est certain que ça a ouvert une porte du côté de la France et de l’Europe. Et ça, je sais que c’est grâce à Révolution», estime Alex Francoeur.
Cette porte, il ne s’est pas fait prier pour la traverser. Au fil des ans, il a implanté à Paris et à Bruxelles sa convention DJAM. Déjà bien établis au Québec, ces rendez-vous provoquent la rencontre de danseurs et de gens influents de l’industrie. À ce jour, des chorégraphes et des artistes ayant travaillé avec Taylor Swift ou encore Beyoncé se sont déplacés pour y donner des classes de maître ouvertes au public.
« Je vois ça comme ma manière de laisser ma trace auprès de ma communauté de danseurs et de leur offrir ce que je n’ai pas eu à mes débuts : une occasion de profiter de l’expérience et des connaissances de gens dans le domaine », explique Alex Francoeur.