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Flames: «Je l’ai le talent, c’est juste de retrouver le petit quelque chose qui me manque» - Jonathan Huberdeau

Photo d’archives, MARTIN CHEVALIER
Photo portrait de Jean-François Chaumont

Jean-François Chaumont

2023-11-13T19:23:00Z

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À sa deuxième saison avec les Flames, Jonathan Huberdeau entretenait l’espoir de repartir sur de nouvelles bases avec l’arrivée d’un nouvel entraîneur en chef en Ryan Huska et d’un nouveau directeur général en Craig Conroy.

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Mais il n’y a toujours pas de mariage heureux entre Huberdeau et les Flames. À la veille d’un match contre le Canadien au Centre Bell, l’ailier gauche présentait des chiffres qui ne ressemblaient en rien au joueur étoile qu’il était avec les Panthers de la Floride. 

En 14 matchs depuis le début de l’année, Huberdeau a marqué deux buts et obtenu cinq passes pour un modeste total de sept points. Il présente également un différentiel de -13, le pire rendement chez les Flames. 

Et à ses dix derniers matchs, le Québécois n’a écrit son nom qu’à trois reprises sur la feuille de pointage (3 passes).  

Encore au cœur d’une tempête, amplifiée avec une troisième période à regarder ses coéquipiers au banc des siens lors d’un match contre les Predators de Nashville le 7 novembre dernier, Huberdeau s’accroche maintenant à un truc bien simple. 

«C’est juste de retrouver la passion, a-t-il dit encerclé par les journalistes montréalais après l’entraînement des Flames au Centre Bell lundi. Tu as besoin de t’amuser et de te rappeler que c’est un jeu que tu joues depuis que tu es petit. Tu dois revenir à la base. Pour moi, c’est ça. J’ai besoin de travailler. Je ne vais jamais lâcher et je sais que ça reviendra.» 

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Une confiance ébranlée

Âgé de 30 ans, Huberdeau montre des signes d’un ailier sur le déclin. Il a connu une chute importante lors des deux dernières saisons, passant d’une récolte de 115 points à sa dernière année avec les Panthers à seulement 55 points à son unique saison sous la gouverne de Darryl Sutter. 

S’il poursuit sur le même rythme, il terminerait la saison 2023-2024 avec 41 points. Il serait bien loin des statistiques d’un joueur qui gagne 10,5 millions pour cette année et les sept autres suivantes. 

«La confiance est une grosse chose dans tout ça, a expliqué le numéro 10. Je crois que les chiffres viendront quand la confiance reviendra. J’ai besoin d’y aller au jour le jour et de travailler fort.»

«Je l’ai le talent, c’est juste de retrouver le petit quelque chose qui me manque.»

Pour ajouter à ses malheurs, les Flames ont un horrible départ avec un dossier de 4-8-2.

«Quand l’équipe va mal, tu t’en mets encore plus sur les épaules parce que tu te dis que si tu ne joues pas bien, tu affectes toute l’équipe, a-t-il répliqué. Ça met un poids de plus. On est ensemble, les gars sont avec moi et on a une belle chimie. Ils veulent que je sois bon et moi aussi. Quand je rentre dans ce vestiaire, je veux être un joueur sur qui on compte.»

Une histoire du passé

À Calgary et aux quatre coins de la LNH, on a beaucoup parlé de la décision d’Huska de laisser son joueur étoile pour toute une période contre les Predators la semaine dernière. 

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Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Après des matchs à Toronto et à Ottawa lors des derniers jours, Huska s’attendait à revenir sur ce sujet. Idem pour Huberdeau. 

«On s’est parlé après ce match, a précisé l’ailier originaire de Saint-Jérôme. Je n’étais pas content de ne pas jouer en troisième, mais on a gagné ce match-là. J’ai mis ça derrière moi, je ne veux pas trop m’en faire avec ça.»

«Jonathan est un très bon joueur et une pièce importante de notre équipe, a renchéri Huska, un entraîneur en chef recrue au niveau de la LNH. Quand il bouge ses pieds et qu’il contrôle la rondelle, il est tout un joueur. Ça reviendra.»

«Nous devons construire des relations avec nos joueurs, a-t-il poursuivi. Malheureusement, tu ne voudrais jamais voir ça (laisser un joueur sur le banc pour une période). Tu ne souhaites pas placer un joueur dans une telle situation. Mais tu dois parfois y aller d’une telle décision pour gagner un match. Les joueurs n’ont pas leur meilleur niveau tous les soirs. Que tu sois Wayne Gretzky, Mario Lemieux ou Jonathan Huberdeau, ça peut t’arriver d’avoir un mauvais match dans le corps.»

À Montréal depuis dimanche, Huberdeau en a profité pour passer du temps avec sa famille et ses amis. 

«Quand ça va bien, c’est facile de décrocher, a-t-il rappelé. Je fais face à de l’adversité. Ça fait partie de la vie. C’est juste de savoir comment tu passeras au travers. Je ne lâcherai pas, je vais combattre ça.»

Pour la rencontre contre le CH, Huberdeau se retrouvera à l’aile gauche du troisième trio en compagnie de Mikael Backlund et de Blake Coleman.

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