«Je dois mieux jouer»: Sean Monahan se retrouve dans un creux de vague avec un seul point à ses huit derniers matchs

Jean-François Chaumont
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LOS ANGELES | Sean Monahan ressemblait à un métronome lors des 13 premiers matchs de la saison, accumulant 12 points (6 buts, 6 passes). Mais depuis ce départ des plus prometteurs, il a perdu le tempo et il le sait parfaitement.
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À sa sortie d’un entraînement de près de 45 min à El Segundo, lieu du centre d’entraînement des Kings, Monahan a offert un bilan très juste de son jeu au cours des dernières semaines. Il a parlé comme un vétéran, comme un joueur qui a déjà vu neiger.
«Ça part de moi comme centre, je dois montrer le chemin au sein de mon trio, a dit Monahan avant d’embarquer dans un autobus conduisant l’équipe à l’aéroport de Los Angeles, pour s'envoler en direction de Columbus. Je suis un joueur fier. Je dois mieux jouer. J’ai besoin de trouver des façons de produire et de générer des chances de marquer.»
«Je ne suis pas aussi offensif dernièrement. J’ai besoin de toucher plus à la rondelle. Mais je dois mieux jouer partout sur la glace. Ça part avec moi au sein de mon trio.»
Sur le strict plan des statistiques, Monahan est au cœur d’une période creuse. Il n’a pas écrit son nom sur la feuille de pointage à ses six derniers matchs et n’a récolté qu’une petite passe à ses huit derniers matchs.
Il n’y a pas juste offensivement que son jeu cloche. Dans la catégorie des plus et moins, une statistique souvent contestée, le numéro 91 est à -12 à ses 11 dernières rencontres.
«Quand tu ne produis pas ou que tu ne joues pas comme tu le désires, il y a toujours de la frustration, a raconté Monahan. J’ai déjà vécu ça. Même plusieurs fois au sein de ma carrière. Je dois trouver des solutions pour m’en sortir. J’aurai besoin de contrôler le jeu, de toucher à la rondelle et de réussir de bons petits jeux.
«C’est une question de confiance. Quand tu touches à la rondelle dès le début du match, tu te sens mieux. Tu fais plus attention aux détails, tu gagnes tes mises en jeu. Mais en ce moment, je dois mieux jouer.»
Pas d’inquiétude
Pour les premières semaines de la saison, Monahan jouait au centre de la troisième unité avec Tanner Pearson et Brendan Gallagher. C’était le trio des vieux. Mais un trio qui offrait dans l’ensemble du bon hockey au Canadien.
Gallagher a toutefois obtenu une promotion pour le début du voyage en Californie, se retrouvant à l’aile gauche du premier trio avec Alex Newhook et Nick Suzuki. Josh Anderson, un ailier qui n’a toujours pas touché la cible après 21 rencontres, s’est retrouvé à la droite de Pearson et Monahan.
Monahan est le premier à reconnaître qu’il doit rebondir et trouver des façons pour dynamiser son nouveau trio. À ce sujet, St-Louis ne perd pas le sommeil.
«Son jeu a glissé un peu, a souligné l’entraîneur-chef. Mais ça reviendra. Il est un joueur d’expérience et il a prouvé sa valeur dans cette ligue. Quand il joue avec confiance, il peut produire. Il doit regagner un peu sa confiance.»
«Il était à 0,1 seconde de marquer dans un filet désert [à Anaheim], a-t-il poursuivi. Il y a parfois un peu de malchance. Je ne suis pas inquiet, il regagnera son rythme. Notre avantage numérique dans les trois ou quatre derniers matchs n’est pas aussi bon que nous pouvons l’être. Ça aide pour les joueurs offensifs quand ton avantage numérique va bien, tu obtiens des points et des touches. Mais non, je ne suis pas inquiet. Ça va revenir.»
Montembeault à Columbus
La valse se poursuivra chez les gardiens. Samuel Montembeault obtiendra le départ face aux Blue Jackets, mercredi, à Columbus.
Avec trois gardiens, le Canadien se retrouve un peu comme une équipe au baseball qui gère une rotation de lanceurs partants. À la différence qu’il y en a cinq au baseball.

«C’est un petit peu ça, mais le rendement fait aussi partie de l’équation, a répliqué St-Louis. Mais les trois gardiens ont besoin de jouer.»
«J’ai plus de temps pour me préparer, a dit Montembeault. Je travaille fort lors des entraînements. On aimerait tous jouer plus souvent, mais il y a aussi de bons côtés. Je suis plus reposé et je peux travailler avec notre entraîneur des gardiens.»