La mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, qui évoque depuis des mois la crise du logement comme l’enjeu le plus important des prochaines années, estime que le gouvernement Legault est en retard, après que celui-ci ait admis, pour la première fois, l’existence d’une telle crise.
«Trop peu trop tard selon moi. J’aurais vraiment préféré que le gouvernement allume il y a un mois, avant le dépôt de son budget et que les 3,2 milliards $ qu’il enverra en chèques aux particuliers, il aurait pu les consacrer au logement et véritablement répondre à la crise», a réagi Mme Beaudin.
La ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Lamontagne, a reconnu l’existence de la crise dans les 14 villes québécoises où le taux d’inoccupation des logements est sous la barre du 1%: «Oui pour ces endroits-là on peut dire qu’il y a une crise du logement, mais on ne peut pas le dire partout au Québec.»
Mais pour plusieurs élus municipaux et organismes, la crise frappe partout dans la province. «La pénurie de logements on la vie dans toutes les régions, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en Gaspésie et sur la Côte-Nord par exemple, soutient le président de Places aux jeunes en région, Luc Dastous. L’an passé, 200 jeunes n’ont pas pu s’établir en région parce qu’ils ne trouvaient pas de logement.»