Jared Davidson disputera son premier match dans la LNH, ce soir, contre les Bruins: «Mes parents ont tout sacrifié pour moi»

Jonathan Bernier
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Le travail finit toujours par être récompensé. En raison de l’excellent camp d’entraînement qu’il a connu et parce qu’il remplit les filets adverses dans l’uniforme du Rocket de Laval, Jared Davidson a reçu l’appel tant attendu.
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« On était à Hartford. J’étais sur le point d’aller me coucher lorsque le téléphone de notre chambre d’hôtel s’est mis à sonner, a raconté celui qui a marqué neuf buts en 13 matchs jusqu’ici avec Laval. Pascal (Vincent, l’entraîneur-chef du Rocket) m’a annoncé que le Canadien venait de me rappeler et que je jouais samedi. Disons que, après ça, je n’ai pas été capable de dormir. »

Comme tout joueur qui dispute son premier match dans la LNH, c’est à ses parents que Davidson pensera en premier lorsqu’il effectuera son tour d’honneur au tout début de la période d’échauffement.
« Mes parents ont tout sacrifié pour moi. Peut-être même trop. Je ne pourrai jamais les remercier assez, a déclaré Davidson, qui évoluera avec Joe Veleno et Brendan Gallagher. Ils avaient une seule journée pour s’en venir. Ils ont arrêté tout ce qu’ils faisaient simplement pour s’assurer d’être ici. »
Sous le radar
L’attaquant de 6 pieds et 183 livres amorcera donc sa carrière dans la LNH, ce soir, face aux Bruins de Boston. Davidson est l’un de ces jeunes qui partent de loin. Jamais repêché dans la Ligue junior de l’Ouest, il y a néanmoins disputé cinq saisons avec les Thunderbirds de Seattle.
Choix de cinquième tour du Canadien en 2022, il est demeuré sous le radar lors des deux dernières saisons. Tout ça, malgré une plus que respectable production de 45 points, dont 24 buts, l’hiver dernier.
« C’est certain que marquer beaucoup de buts, ça m’a permis d’obtenir ce rappel. Mais je crois qu’ils ont aimé mon côté physique et l’énergie que j’amène. Je suis prêt à tout faire ce que l’on me demandera » , a déclaré l’Albertain de 23 ans.
Même au terme du dernier camp, il était dans l’ombre d’espoirs comme Florian Xhekaj et Owen Beck.
« J’ai dû travailler toute ma vie pour montrer ce que je savais faire et prouver que les gens avaient tort. Recevoir cet appel, c’est la preuve que ça valait le coup. »
« Pas facile à voir » pour Newhook
Évidemment, si Davidson peut effectuer ses débuts dans la LNH, ce soir, c’est en raison de la fracture de la cheville droite subie par Alex Newhook, jeudi. Une blessure qui a nécessité une opération qui laissera l’attaquant de Terre-Neuve sur la touche pendant quatre mois.
« J’ai déjà vécu quelque chose de similaire. Ce n’est rien de plaisant. Surtout quand le joueur semble avoir atteint le niveau suivant », a déclaré Martin St-Louis, à quelques heures de la visite des Bruins.
À sa troisième saison avec le Canadien, Newhook avait enfin éclos. Ses 12 points en 17 rencontres laissaient présager qu’il connaîtrait la saison la plus productive de sa carrière. Tout ça, en plus, en s’étant vu investi d’une mission en infériorité numérique.
«C’est dommage. Il avait tellement un bon début de saison. La chimie s’était bien installée entre nous », a déclaré Oliver Kapanen, qui aura dorénavant, Kirby Dach sur sa gauche.
« Ce n’était pas facile à voir. Sa saison est pratiquement terminée. On devra se battre pour une place en série», a poursuivi le Finlandais.
Si l’échéancier avancé par le Tricolore est le bon, Newhook reviendra à la mi-mars. Il restera alors 17 matchs à la campagne.