James Cameron: le cinéaste mégalomane

Louise Bourbonnais
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On dit de lui qu’il a de très grandes ambitions et qu’il est prêt à tout pour réussir un film. Certes, James Cameron est un réalisateur qui s’est démarqué par son génie, ses innovations et ses mégaproductions aux budgets phénoménaux. Terminator, Avatar et Titanic en sont de beaux exemples. C’est pourquoi l’auteur Guy Astic s’est intéressé à lui dans la biographie L’appel des profondeurs.
Cinéaste visionnaire, le réalisateur canadien James Cameron est considéré comme un bourreau de travail, aussi exigeant envers lui-même qu’envers les membres de son équipe, au point de se faire une réputation de génie capricieux dans tout Hollywood, selon ce qu’on apprend dans l’ouvrage d’Astic.

Reconnu pour son talent, il est aussi scénariste, producteur et grand passionné d’exploration.
Né en 1954, on aurait remarqué ses ambitions dès son enfance. Tandis qu’il grandit dans une petite municipalité de l’Ontario, il s’imagine déjà astronaute ou encore grand explorateur des fonds marins, indique l’auteur.
Néanmoins, il devra patienter en gardant les pieds sur terre, obligé de travailler comme chauffeur de camion et mécanicien.
Son père est ingénieur et sa mère artiste peintre et décoratrice.
Rêvant aussi de devenir dessinateur, il apprend à dessiner des BD tout en construisant des robots à partir de boîtes en carton.
À 17 ans, il émigre avec sa famille en Californie, où il étudie la physique. C’est grâce à de l’argent prêté par un groupe de dentistes qu’il réalise son premier court métrage. Il ne fait pas d’études en cinéma, préférant apprendre sur le tas.
C’est le réalisateur-producteur Roger Corman qui l’engage le premier en lui offrant un poste au département des effets spéciaux.
Le film qui a tout changé
L’auteur souligne que certains le croyaient fou alors que d’autres affirmaient que le film Titanic allait couler, tout comme le géant des mers en 1912.
Malgré ce qu’il entendait, Cameron continuait son travail. Finalement, les mauvaises langues se sont tues lorsque le film a pris l’affiche en 1997. Titanic est demeuré, durant 12 ans, le plus grand succès de l’histoire du cinéma au box-office mondial en plus d’être primé par 11 Oscars. Son record sera battu en 2009 avec Avatar, un autre film de son cru.
Guy Astic affirme que le cinéaste ne fait jamais de compromis, c’est aussi sa force, selon lui. Cameron le sait et se serait même parfois excusé publiquement de ne pas avoir été suffisamment à l’écoute des autres.
Féru d’exploration marine
L’appel des profondeurs nous apprend que le réalisateur possède une collection de sous-marins et a même établi en 2012 le record mondial de plongée en solitaire. Seul aux commandes du Deepsea Challenger, il a exploré le site le plus profond connu, à 10 898 mètres, dans la fosse des Mariannes, dans l’océan Pacifique. Cela lui a permis en 2003 de retourner près de l’épave du Titanic pour son documentaire, Les fantômes du Titanic.
Néanmoins, si James Cameron se distingue des autres cinéastes, c’est principalement par sa volonté inébranlable de toujours chercher à repousser les limites du métier ainsi que par son esprit visionnaire, selon l’auteur de cette biographie.
De fait, il est devenu le maître incontesté des effets spéciaux et a fait partie des grands innovateurs du développement de l’imagerie générée par ordinateur.
♦ À paraître le 22 avril