Tous les résultats
Publicité

Jake Allen vit des moments plus angoissants à l'approche de la date limite des transactions

Le gardien du Canadien est nommé dans plusieurs scénarios de transactions

Photo d'archives, Martin Chevalier
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-02-09T00:37:19Z

Partager

Roulant sa bosse dans la LNH depuis 2012, Jake Allen a appris à ne plus s’en faire avec la date limite des transactions. Alors que son nom virevolte dans la stratosphère des réseaux sociaux et circule dans les pourparlers à travers la ligue, le gardien vit cette fois des moments plus angoissants.

Avec cinq victoires en poche et une moyenne de 3,43 buts alloués par match, le portier de 33 ans ne connaît certainement pas la meilleure saison de sa carrière. Son contrat de 3,85 M$ annuellement vient à échéance à la fin de la campagne 2024-2025. 

Débarqué à Montréal en 2020, le Néo-Brunswickois espère d’ailleurs le terminer en bonne et due forme. Mais le directeur général Kent Hughes a certainement d’autres plans en tête alors que trois gardiens se partagent le filet depuis trop longtemps. 

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Ayant joué deux saisons avec le Junior de Montréal de 2008 à 2010, Allen se plaît dans la métropole. Une raison de plus de vouloir y rester. Et dans l’équation, il faut ajouter qu’il est père de trois enfants. C’est ce qui le tracasse davantage cette année à l’approche de la date limite des transactions qui tombera dans un mois. 

Publicité

«C’est plus difficile avec trois enfants. Ce n’est vraiment pas pareil, a-t-il affirmé lors de la soirée «Rêvez en grand» organisée au Casino de Montréal. À ses côtés sa femme Shannon a légèrement hoché la tête en regardant le bout de ses souliers. 

«La partie hockey, c’est le plus facile. Car tu vas à l’aréna et tu n’as qu’à jouer un jeu qui est le même. Mais c’est hors de la patinoire que ça se corse quand tu changes d’équipe. Tout ça nécessite une logistique. Tout change. 

«Ça fait par contre partie de la vie et du hockey. Il faut s’adapter», a tout de même philosophé le gardien qui a évolué chez les Blues de Saint-Louis de 2012 à 2020, remportant au passage la coupe Stanley en 2019. 

S’il est habitué aux rumeurs de transaction en janvier et février, il a toutefois admis que d’entendre son nom circuler dès le début de la saison l’a chicoté. C’était une nouveauté pour lui. 

Difficile à remplacer

Ses coéquipiers ne font pas la sourde oreille et ne sont pas cachés sous une roche depuis le début de la saison. Ils connaissent les rumeurs et si elles venaient à se concrétiser, certains d’entre eux disent qu’ils perdraient un grand rassembleur. 

«C’est un gars d’équipe. Il organise beaucoup d’activités. Sa femme et lui font beaucoup pour nous, a indiqué Samuel Montembeault qui profite de ses conseils depuis son arrivée dans le vestiaire de la Sainte-Flanelle en 2021. 

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

«Il a toujours montré une belle attitude, a ajouté le gardien de 27 ans. Il m’a supporté dès le début quand ce n’était pas toujours facile et qu’il était blessé. Il a toujours beaucoup communiqué avec moi.» 

Le capitaine Nick Suzuki s’est d’ailleurs déjà entretenu sur le sujet avec Allen. 

«Il a vécu plusieurs dates limites des transactions dans sa carrière. C’est toujours un moment stressant, surtout pour ceux qui ont une famille. Comme vétéran, il sait ce qui l’attend. 

«Il aime cette équipe et cette ville. Nous aussi, nous l’aimons, a-t-il ajouté. Il est un leader très vocal dans le vestiaire. C’est un gars avec beaucoup d’expérience qui aide les plus jeunes, surtout Monty. Ce serait difficile que de le voir partir.» 

Reste maintenant à voir quelles cartes Kent Hughes laissera tomber durant le prochain mois.  

Publicité
Publicité