«J’aimerais qu’il puisse se présenter à nouveau»: des partisans de Donald Trump toujours derrière lui
L’équipe de TVA Nouvelles s’est rendue à Pottsville, dans l’État pivot de la Pennsylvanie, pour prendre le pouls des électeurs américains un an après la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle de 2024
Raymond Filion
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POTTSVILLE | Donald Trump peut toujours compter sur une base de partisans fidèles qui continue de lui afficher ouvertement son soutien, un an après son retour à la Maison-Blanche.
C’est ce qu’a observé TVA Nouvelles à Pottsville, en Pennsylvanie – l’un des États pivots lors des dernières élections présidentielles américaines.
«L'homme tient ses promesses», dit Kirk Degler, qui donne notamment les droits de douane en exemple.

«Regardez ces soi-disant "experts financiers": 60 ou 70 d'entre eux sont sortis pour dire que ça n'allait pas fonctionner. Il a prouvé qu'ils avaient tort.»
M. Degler dit d'ailleurs s'attendre à ce que l'économie américaine «décolle» d'ici 5 à 6 mois.

«J'aimerais qu'il puisse se présenter à nouveau», ajoute-t-il, en parlant de Donald Trump, que la constitution empêche de solliciter un troisième mandat.
Le résidant de la municipalité d’un peu plus de 13 000 habitants a installé une affiche Trump-Vance sur sa clôture, et une autre dénigrant Joe Biden.

Dans le comté de Schuylkill, situé à environ 150 kilomètres au nord-ouest de Philadelphie, 70% des électeurs ont voté pour Donald Trump lors de la présidentielle de 2024.
Mais même si le taux d'approbation du président s'est grandement affaibli au niveau national, la plupart de ses électeurs rencontrés dans un restaurant de la municipalité de Pottsville cette semaine disent ne pas regretter leur choix.

«Dans l'ensemble, il fait un bien meilleur travail que Biden», dit Gene Huegel.
«Ce que j'aime par-dessus tout de lui, c'est qu'il n'a pas peur de dire ce qu'il pense», ajoute un autre client entre deux gorgées de café.

«Je déteste ceux qui embellissent la réalité», poursuit-il, même si Donald Trump embellit fréquemment ses réalisations.
Les tarifs et le coût de la vie
À quelques coins de rue du restaurant, le discours des gens était plus négatif.
«Je suis très déçu de la direction prise par notre pays», dit Rick Jones, électeur républicain rencontré dans le stationnement d’une épicerie.

Qualifiant le travail du président de «terrible» en ce qui a trait au coût de la vie, il affirme que les tarifs n’étaient «évidemment pas une très bonne idée».
L’inflation générale s’est établie à 2,7% en décembre, selon les données dévoilées cette semaine par le US Bureau of Labor Statistics.

Le prix des aliments a toutefois augmenté de 3,1% par rapport à ce qui était observé l’année précédente.
«Le coût de la vie est ridicule», nous dit Courtney Puglia, qui venait de faire son marché.
Selon elle, les gens sont mécontents de Trump à cet égard, mais appuient malgré tout sa politique tarifaire.

«Nous sommes heureux des tarifs, car il est grand temps que les autres pays paient leur juste part», dit-elle.
Chez Matto Cycle, où on vend et répare des motos et des VTTs, le propriétaire dit que les tarifs ont fait grimper les prix de nombreux produits.
«Il y a un peu moins de vente d’appareils neufs», dit Bud Matto. «Les gens font davantage réparer leurs vieux appareils plutôt que d’en acheter des nouveaux.»

Selon lui, les prix de certains produits ont augmenté de 20 à 50%, notamment en raison des tarifs imposés par Donald Trump sur les importations d’acier et d’aluminium.
Mais quand on lui demande s’il estime que ces droits de douane sont bons ou mauvais, il offre une réponse nuancée: «C’est une question difficile».
«D’autres pays nous imposent des tarifs, mais pas nous. Et maintenant, nous tentons d’égaler le tout», affirme-t-il.
«Je ne sais pas si les prix vont redescendre un jour, mais ça va déboucher sur une meilleure situation où tous paient les mêmes tarifs», conclut-il.