«J’ai un peu repensé au match de mardi»: Samuel Montembeault a encore livré une grosse performance malgré qu’il ait accordé un autre but en début de rencontre


Antoine Lacroix
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Le gardien Samuel Montembeault n’a pas paniqué après avoir accordé un but sur le retour du tout premier lancer du match face au Mammoth, samedi soir, un scénario quasi identique à celui du match de mardi dernier, où certains spectateurs du Centre Bell s’étaient moqués de lui.
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«J’ai un peu repensé au match de mardi, je me suis concentré à respirer. Quand tu te concentres sur ta respiration, tu ne penses pas à tout ce qui se passe autour. Ça aide à rester dans le moment présent», a-t-il lancé aux journalistes, un sourire de fierté éclairant le visage du gardien.
Contre les Flyers, le Québécois avait connu un début de rencontre difficile, lui qui avait cédé trois fois en cinq tirs. Il avait toutefois réussi à clouer le bec des partisans du Tricolore en se reprenant de belle façon.
Montembeault a montré sa force de caractère cette fois-ci contre l’Utah.
Un peu plus de trois minutes s’étaient écoulées à la première période quand Kailer Yamamoto a réussi à tromper sa vigilance, profitant d’un retour de lancer alors qu’il avait été laissé fin seul.
Pas grand-chose qu’il aurait pu faire sur la séquence, mais ce n’est pas le scénario espéré.
«Je me sentais bien même s’il y a encore eu un but directement en partant et peu de lancers en première période», a-t-il exprimé.
Il a certainement apprécié les nombreux «Monty, Monty, Monty!» scandés par la foule.
«Notre meilleure troisième période»
Ç’a fait l’unanimité: tous les joueurs du Tricolore qui ont rencontré les médias au terme de la rencontre ont avoué que l’équipe avait joué «sa meilleure troisième période de l’année».
«On a eu plusieurs prolongations [récemment], ce n’est pas quelque chose qu’on veut s’habituer, a affirmé Alex Newhook, qui a connu un match fort, auteur d’un magnifique but qui a donné les devants au CH. Nous n’avons pas réussi à conclure certains matchs qui étaient pourtant très serrés en temps réglementaire. Nous étions trop passifs.»

Même son de cloche du côté de Cole Caufield, qui trône présentement au sommet comme meilleur marqueur de la ligue.

«On est resté sur le qui-vive. On n’a pas joué de manière différente, avec un autre style, a soutenu le franc-tireur. La confiance est grande. On martèle de rester affamés, ce n’est que le début.»

Pour Montembeault, ses coéquipiers ont réussi à profiter de leur avance d’un but pour la creuser encore davantage en troisième période, avec trois autres.
«Il fallait qu’ils appliquent de la pression, on a juste attendu qu’ils fassent des erreurs», a analysé celui qui a accompli 25 arrêts samedi soir.
Un départ canon
La saison dernière, après 15 matchs, le Canadien accusait la fiche peu reluisante de quatre victoires et 11 défaites, dont deux en prolongation. Ceux qui ont une bonne mémoire se souviendront qu’il venait de perdre son sixième match d’affilée.
Cette année, c’est tout le contraire, car le CH cumule 10 victoires et trois défaites et deux autres revers en prolongation, survenus lors des deux derniers matchs.
«Tu apprends toujours d’hier. [...] Ce n’est pas le fun de connaître des difficultés, mais parfois c’est ce que tu as besoin pour te rendre où tu veux aller, a philosophé l’entraîneur-chef Martin St-Louis. On a trouvé certaines réponses et on est allé travailler ça. [...] Gagner devient un effet secondaire de tout ça.»
«Est-ce que je suis content? Bien sûr que je suis content. Les gars travaillent vraiment fort pour qu’on soit rendu là», a-t-il fait valoir.
– Avec la collaboration de Dave Lévesque