«J’ai toujours été un peu “loser”» : l'humoriste Maude Landry lance son deuxième spectacle «Trop cool»
Elle revient après une premiere tournée, «L'involution», vue par 36 000 spectateurs


Raphaël Gendron-Martin
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Nostalgique des années 1990 et obsédée des Simpson, Maude Landry revient avec Trop cool, un deuxième spectacle où elle assume pleinement son côté loser.
Quand elle a commencé à écrire son nouveau one-woman show, Maude Landry le voulait plus simple et accessible que L’involution, qui a été vu par 36 000 spectateurs. « Je voulais qu’il soit divertissant et qu’il passe vite », dit-elle.
En pensant à un titre pour cette tournée, elle a spontanément suggéré Trop cool. « Parce que c’est en plein moi. Dire « trop cool », ce n’est pas cool ! Il y a quelque chose de très loser. J’ai toujours été un peu loser, mais qui veut se faire des amis à tout prix. »
Tannante réservée
Voulant plaire à tout le monde, l’humoriste de 34 ans obsédée par Les Simpson fait même une comparaison avec ces personnages animés. « C’est mon petit côté Bart Simpson qui ressort dans ce show-là, dit-elle. Un mélange de Bart, Milhouse et Marge. Je botte les poubelles, mais je m’excuse après. Il y a un côté tannant, mais en toute réserve en même temps. »
À part Les Simpson, cette nerd assumée s’enflamme dans sa vie personnelle pour les mots croisés, Stephen King, Radio Enfer ou encore les faits scientifiques. « Quand j’aime quelque chose, je peux en parler sans arrêt », résume-t-elle.
Désir d’être normale
Dans ce deuxième solo, Maude Landry parle entre autres de son sentiment de n’appartenir à nulle part, de son manque de confiance, du fait de vieillir et de devoir se dépêcher à avoir des enfants, du décès de son chien survenu l’an dernier, des relations hommes-femmes et de la publicité. « Tout ça tourne autour du désir de plaire et d’être normale. »
Pour la script-édition, elle a fait appel à son « vieil ami » Yannick De Martino. « Nos cerveaux fonctionnent bien ensemble. Au début, je me faisais comparer à lui. Il a vraiment ajouté beaucoup au spectacle. Il m’a donné pas mal de bons punchs. »
S’ennuyer des années 1990
C’est Charles Dauphinais qui a signé la mise en scène. « Sans faire une chorégraphie, il a mis en valeur des émotions que je devais jouer plus clairement pour appuyer le texte et embellir le show. »
Son décor est coloré, avec une touche de nostalgie des années 1990. Dans Trop cool, Maude Landry dit s’ennuyer de cette époque-là, d’être une enfant.
« Les milléniaux, on est chanceux parce qu’on est la dernière génération à avoir vécu la fin de l’ancien temps, à avoir joué dehors. [...] On se parlait encore. Je trouve que le monde aujourd’hui est isolé un peu. »
Maude Landry présentera Trop cool mardi, au Gesù de Montréal. Elle sera aussi le 13 avril à la salle Albert-Rousseau de Québec. Pour toutes les dates : maudelandry.com.