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«J’ai sauvé les 20 marins»: comment Logan Hensler a géré une entrevue délicate avec le CH

Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2025-06-06T15:00:00Z

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BUFFALO | Tu es capitaine d’un navire militaire qui s’occupe d’éliminer les sous-marins. Il y a un sous-marin dans les environs qui fait exploser un navire de cargaison et, soudainement, 20 de tes hommes se jettent à l’eau.

Est-ce que tu fais exploser le sous-marin, tuant les 20 membres de ton équipage, ou tu les sauves?

Ce scénario tout droit sorti de la Seconde Guerre mondiale, il a été soumis mercredi par le Canadien de Montréal à l’espoir Logan Hensler, un rare défenseur droitier et l’un des patineurs les plus gracieux de sa cuvée. Bref, une cible légitime aux 16e et 17e échelons.

Le Canadien reste fidèle cette année à sa réputation de mener des entrevues musclées au Combine de la Ligue nationale de hockey ayant traditionnellement lieu à Buffalo.

Un autre espoir, Mason West, dit avoir eu droit à la même médecine plus tôt cette semaine. La balle courbe du sous-marin l’a complètement pris de court. Hensler croit s’être brillamment sorti d’impasse.

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«J’ai sauvé les 20 vies», révèle-t-il en entrevue avec TVA Sports, confortablement assis dans le lobby du Marriott Harborcenter.

Le Canadien a vite saisi l’occasion pour le confronter: Hensler avait dit être un pitbull plus tôt lors de l’entretien. Un pitbull n’aurait-il pas été prêt à sacrifier impitoyablement 20 vies dans le but froid et calculé d’en sauver davantage?

Le jeune défenseur a décoché une réponse qui a fait bien rire les dirigeants du Tricolore.

«J’ai dit: “Oh, c’est un gentil pitbull ici.” Ils ont adoré celle-là», souligne-t-il, fier de son coup.

Deuxième ou troisième paire

Le CH a testé les nerfs d’Hensler à nouveau en lui soumettant une projection plutôt modeste de son avenir dans la LNH.

«Ils ont été assez francs quand ils ont dit ce qu’ils ont pensé de ma saison. [...] Ils m’ont décrit comme un défenseur de deuxième ou de troisième paire. C’est ce qu’ils voient en moi en ce moment.»

Hensler s’est inscrit en faux.

«Je leur ai dit que je pouvais franchir un pas de plus, que j’allais ajouter du muscle à ma charpente, peaufiner mon jeu et, croisons les doigts, intégrer leur top 4.»

Le refrain est toujours le même à l’égard d’Hensler: les outils sont fabuleux; les habiletés en possession de rondelle, la coordination, l’aisance dans les déplacements ont de quoi faire rêver. Mais il y a un mais.

Hensler joue trop souvent comme s’il était gêné. Comme s’il ne voulait pas trop s’imposer. Pourtant, «il est tellement talentueux...», nous soufflait cette semaine l’expert de The Athletic Scott Wheeler.

«La question que l’on me pose sans cesse est: “Qu’est-ce qui t’empêche de décocher ce tir?” Je pense que je suis trop humble, parfois. Je dois sortir de ma zone de confort. La saison prochaine sera très importante», reconnaît Hensler, qui a récolté 2 buts et 10 aides pour 12 points en 32 matchs avec l’Université du Wisconsin dans la NCAA cette saison.

Si Hensler se dégêne, en plus d’ajouter quelques livres à sa charpente, il devient très intéressant pour une équipe repêchant dans la deuxième portion du premier tour.

Le Canadien commettrait-il une erreur en levant le nez sur lui avec ses choix aux 16e et 17e rangs?

«Oui, répond-il. C’est une ville fantastique. J’adorerais jouer là-bas. Je crois que je mérite de jouer là-bas.»

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