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«J’ai reçu tant de haine» – Eugenie Bouchard

Photo Getty Images / AFP

Agence QMI

2024-07-12T19:04:11Z

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Bien consciente que les publications à son sujet sur les réseaux sociaux ont généré quantité de réactions, la Québécoise Eugenie Bouchard dit avoir été affectée par les commentaires haineux à son endroit, ce qui a d’ailleurs nui à ses performances sur les courts de tennis. 

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L’ancienne numéro 5 mondiale a livré une entrevue au quotidien britannique The Times publiée récemment et a profité de cette occasion pour revenir sur un problème lui ayant compliqué la vie à divers égards. Les photos la montrant en bikini sur la plage ou dans des vêtements luxueux ont donné des arguments à ses détracteurs affirmant qu’elle laissait sa carrière sportive de côté.

Aussi, les propos peu élogieux la visant ne sont visiblement pas tombés dans l’oreille d’un sourd.

«À l’époque, je pouvais m’entraîner six heures le jour avant de diffuser un message pour indiquer que je me trouvais au cinéma. Et je recevais de la haine. Disons que les réseaux sociaux ne constituaient pas un fidèle reflet de l’allure de ma journée», a-t-elle précisé.

«J’ai reçu tant de haine pour avoir fait autre chose que du tennis. C’était un fardeau ayant pesé lourd sur mes épaules et ce fut réellement difficile», a-t-elle ajouté plus tard dans la conversation.

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En revanche, la femme de 30 ans se réjouit «qu’au cours des 10 dernières années, le monde a changé et accomplir des trucs à l’extérieur du terrain n’est pas seulement accepté, mais également encouragé».

«Auparavant, je me sentais comme dans une boîte où vous ne pouvez faire rien d’autre que le tennis. Ce sport m’a donné des chances d’explorer le monde de la mode, la télévision et d’autres possibilités. Pourquoi aurais-je dit non? Nous parlons de ma vie dans son entièreté ici», a-t-elle estimé.

Trop jeune?

La participation à la finale du tournoi de Wimbledon en 2014 a certes créé des attentes élevées, voire peut-être démesurées, en celle détenant le 524e rang mondial et voulant recommencer à jouer au tennis «au début août». Le tourbillon médiatique créé autour d’elle et son entourage a posé plus d’obstacles sur sa route.

«Il n’y a pas de recette parfaite sur la manière de gérer un changement significatif dans votre vie comme ce que j’ai vécu en 2014. Il n’y a aucun moyen de se préparer à cela ni pour moi ni pour les gens près de moi», a-t-elle expliqué au Times.

«Évidemment, en regardant en arrière, j’ai quelques regrets. Je n’aurais pas cessé de travailler avec mon entraîneur de l’époque [Nick Saviano]. Si c’était à refaire, j’aurais conservé ses services pour plus de stabilité, surtout que j’en vivais déjà beaucoup. Pourquoi changer une personne tellement importante de mon équipe? Il était un excellent instructeur et aurait continué de m’aider à progresser.»

Bref, Genie aurait réécrit de nombreux chapitres de son histoire si elle en avait eu l’occasion.

«Je n’aurais pas pris les commentaires personnellement en laissant ma tête se faire envahir par la haine. Le lavage de cerveau fonctionne et si vous commencez à entendre sans cesse des propos négatifs à votre sujet, ça devient difficile de ne pas y croire, a-t-elle souligné. J’aurais aimé revenir en arrière afin que cela ne réduise pas ma confiance, car ç’a touché ma perception de moi-même et même mon jeu.»

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