La Moldavie est le pays le plus pauvre d’Europe. Sa capitale, Chisinau, est pourtant devenue la terre d’accueil de nombreux réfugiés.
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Un sexagénaire qui vient de fuir Odessa avec sa famille a accueilli notre équipe dans la chambre qu’il occupe depuis le début de la guerre.

Âgé de 64 ans, on lui a dit qu’il était trop vieux pour aller combattre au front. C’est le bruit des bombes qui l’a décidé à quitter.
«Quand mes enfants entendent un bruit sourd, ils tremblent encore. Laissez les Ukrainiens tranquilles! C’est une sale guerre», clame le sexagénaire.
Une dame ukrainienne, pour sa part, vient de quitter sa maison de Donetsk, complètement bombardée. «À 85 ans, je ne verrai jamais mon pays», affirme-t-elle.

Pour plusieurs Ukrainiens dans la même situation, il est difficile de voir un peu de lumière dans toute cette noirceur.
Plus de 5,5 millions de citoyens ukrainiens vivent maintenant en exil et c’est la Moldavie qui accueille ceux du sud du pays.

«Nous sommes ici pour offrir des services de protection, en permettant aux gens d’avoir accès aux soins dont ils ont besoin via notre psychologue. Nous voyons beaucoup de femmes et d’enfants traverser la frontière. Ils vivent beaucoup de stress», explique une bénévole.

Interrogée sur ses raisons de fuir l’Ukraine, une jeune mère a déclaré à notre journaliste : «J’ai peur pour mon bébé.»

Les femmes et les enfants quittent le pays pendant que les conjoints en âge de combattre sont obligés d’y rester.
La jeune mère avoue s’inquiéter énormément pour son mari qui est toujours au front en Ukraine.
«Paix. Non à la guerre», exprime-t-elle.
Pour voir le reportage complet, visionnez la vidéo ci-haut.