«J’ai le cœur brisé»: l’entraîneuse suspendue Beverley Priestman brise le silence

Kevin Dubé
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L’ancienne entraîneuse de l’équipe de soccer féminin du Canada, Beverly Priestman, dit avoir «le cœur absolument brisé» par les sanctions imposées aux joueuses de l’équipe en lien avec le scandale d’espionnage par drone qui éclabousse l’organisation depuis près d’une semaine.
Dans un communiqué de presse publié par l’entremise de ses représentants légaux, celle qui a été suspendue pendant un an par la FIFA, samedi, s’est excusée auprès des joueuses, mais aussi du Canada en entier.
«J’ai le cœur absolument brisé pour les joueuses et j’aimerais m’excuser du plus profond de mon cœur pour l’impact que cette situation a eu sur elles. Je sais à quel point elles ont travaillé fort après une année 2023 difficile et qu’elles sont un groupe pour qui l’esprit sportif et l’intégrité sont importants. En tant que leader de l’équipe sur le terrain, je veux prendre mes responsabilités et j’entends collaborer entièrement à l’enquête», a écrit celle qui est communément appelée «Bev».
🚨Bev Priestman statement:
— SHE scores bangers (@SHEscoresbanger) July 28, 2024
“I wish I could say more, but I will refrain at this time, given the appeals process and the ongoing investigation.”
“I plan to fully cooperate with the investigation” pic.twitter.com/T3ATpveadr
Rappelons qu’en plus de suspendre Priestman ainsi que les deux membres du personnel d’entraîneurs de l’équipe, Joseph Lombardi et Jasmine Mander, la FIFA a imposé une amende de plus de 310 000$ à Canada Soccer, mais elle a surtout imposé une réduction de six points de classement à l’équipe actuelle aux Jeux olympiques, soit l’équivalent de deux victoires.
Canada Soccer et le Comité olympique canadien ont annoncé samedi qu’ils avaient l’intention d’aller en appel de cette dernière sanction, jugée «excessivement punitive pour les joueuses».
«J’aimerais pouvoir en dire davantage, mais je vais me retenir, pour l’instant, en raison du processus d’appel et de l’enquête en cours», a ajouté Priestman à la fin de sa déclaration.
Une conquête légitime
Les révélations des derniers jours ont remis en doute la légitimité de plusieurs exploits canadiens au soccer, notamment la conquête de la médaille d’or par cette même équipe féminine lors des Jeux de Tokyo en 2021.
Pour Priestman, il serait injuste de remettre en question la crédibilité de ce triomphe malgré le scandale.
«La conquête de la médaille d’or a été réussie grâce à du travail acharné et de la détermination contrairement à des informations qui prétendent le contraire», assure-t-elle.
Alors que toute la fédération se retrouve en eaux plus que troubles et que le gouvernement fédéral a annoncé dimanche matin qu’il suspendait l’aide financière à Canada Soccer le temps que la lumière soit faite sur les événements, l’équipe canadienne se prépare à affronter la France, dimanche, dans le deuxième match de son tournoi olympique.