«J’ai encore des croûtes à manger» –Kevin Mital


Benoît Rioux
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VANCOUVER – Prenant part à la finale de la Coupe Grey dès sa première saison chez les professionnels, Kevin Mital, des Argonauts de Toronto, n’a pas mis de côté son rêve de jouer un jour dans la NFL. L’athlète de 25 ans, ex-vedette du Rouge et Or de l’Université Laval, admet toutefois qu’il devra d’abord commencer par solidifier sa place dans la Ligue canadienne de football.
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Mital devait pour le moins être en uniforme pour les Argos, dimanche soir à Vancouver, lors de l’ultime duel de l’année contre les Blue Bombers de Winnipeg.

«Les portes ne sont pas fermées et elles ne sont pas non plus complètement ouvertes, a indiqué Mital à propos d’un possible avenir dans la NFL. C’est moi qui devrai les ouvrir dans les prochaines années.»
Étape par étape. Même s’il a confiance en ses moyens, le Québécois a constaté de visu que la marche était très haute entre les rangs universitaires et les pros.
«Un joueur comme DaVaris Daniels, par exemple, en est à sa huitième saison dans cette ligue comme receveur de passes, a fait valoir Mital. C’est en voyant des gars comme lui que je me dis que j’ai encore énormément de travail à faire dans la Ligue canadienne pour commencer. Après ça, on verra... mais je sais que j’ai encore des croûtes à manger.»
Des hauts et des bas
À sa première saison avec les Argonauts, Mital reconnaît avoir connu des hauts et des bas, ayant notamment dû composer avec diverses blessures en plus d’être victime de la profondeur de la formation torontoise à la position de receveur. Il a ainsi été utilisé davantage comme centre-arrière, contribuant au jeu au sol en bloquant, de même que sur les unités spéciales.
«Comme joueur de première année, tu prends tout ce qui passe. Mais la prochaine saison morte sera probablement les mois les plus importants de ma carrière pour me relancer vers ma deuxième année, a planifié l’ancien du Rouge et Or. Je dois encore continuer d’apprendre à prendre soin de mon corps comme athlète professionnel. Avec le calendrier présaison, 18 matchs de saison régulière en plus des éliminatoires, ça représente quasiment trois saisons universitaires en une année.»
Pensée pour Guillaume Rioux
À propos de son passage à l’Université Laval, Mital dit être très reconnaissant envers l’entraîneur-chef Glen Constantin pour son développement. Il a aussi eu une pensée pour Guillaume Rioux pendant cette semaine passée à Vancouver.
«J’étais très proche de Guillaume, car c’était mon entraîneur des receveurs, a noté Mital, bien heureux de la toute récente qualification de son ancienne équipe pour la prochaine finale de la Coupe Vanier. C’est justement un gars qui a une proximité avec ses joueurs. Quand un entraîneur a déjà joué quelques années auparavant et qu’il a vécu un parcours similaire, il comprend bien la réalité d’un joueur, autant comme étudiant que comme athlète. Il sait comment parler à ses joueurs et comment les rejoindre.»
Après une première expérience à la finale de la Coupe Grey, Mital pourrait sans doute demander quelques conseils supplémentaires à Rioux pour maximiser sa préparation durant la prochaine saison morte. Dans les derniers jours, chacun se concentrait surtout sur son parcours éliminatoire respectif.