J’ai déjà vécu 2024, voici ce qui se passe dans le sport

Jean-Nicolas Blanchet
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On m’a prêté la DeLorean, de Retour vers le futur, pour voyager jusqu’en janvier 2025. J’ai pu savoir tout ce qui se passe de marquant dans le monde du sport pour l’année 2024. Plus sérieusement, amusons-nous: voici une revue de l’année 2024 qui constitue en fait quelques prédictions plutôt optimistes pour les 12 prochains mois de sport.
La foule en liesse au Centre Bell

Le Centre Bell s’est enfin remis à vibrer cette année. Le mauvais rendement l’équipe, après Noël 2023, a jeté une douche froide sur les amateurs moins patients avec la reconstruction.
À part les prouesses de Samuel Montembeault, qui s’est imposé comme un vrai numéro un dans la LNH, seuls Kaiden Guhle et Juraj Slafkovsky ont mérité de belles étoiles dans leur cahier pour leur progression épatante.
Le manque de talent et de profondeur à l’attaque a cruellement manqué au Canadien, qui n’était plus vraiment dans le coup en janvier.
Mais enfin, la direction a décidé de peser sur le champignon pour 2024-2025. La signature de l’ailier Sam Reinhart vient dynamiser le top 6.
Après une saison de 25 buts, Cole Caufield a rebondi. Il en a déjà 15 et s’aligne pour une année de plus 40 buts.
Les jeunes retiennent encore beaucoup l’attention en raison de leur impact. Slafkovsky est devenu un tout autre joueur comparativement à l’an dernier à la même date. Et que dire de Lane Hutson! Les sceptiques ont été confondus. C’est rare d’avoir un joueur qui nous fait autant lever de notre siège à Montréal.
Ça pardonne ses quelques gaffes, mais il a déjà transformé le jeu de puissance de l’équipe.
Le Canadien est en plein cœur de la course aux séries et ça fait du bien de voir plus concrètement l’efficacité du plan de Kent Hughes.
Les Diables l’emportent

On se demande qui va arrêter les Hurricanes cette année, alors que l’équipe compte seulement quatre défaites en temps réglementaire. Mais la coupe Stanley ne se gagne malheureusement pas en décembre. L’an dernier, à la même date, les Kings, les Golden Knights ainsi que les Rangers mangeaient tout rond n’importe qui.
Et les Devils avaient autant de points que le Canadien en décembre, alors que les Oilers étaient parmi les pires équipes de la LNH en novembre. Malgré tout, ce sont ces deux clubs qui ont atteint la finale.
La course du meilleur pointeur risque d’être intéressante d’ici la fin de l’année entre Connor McDavid et Jack Hughes. Rappelez-vous, l’an dernier, McDavid était à 12 points du meneur en décembre, alors qu’il a été le champion pointeur par, justement, 12 points.
Après une première saison de 50 points, tout porte à croire que Connor Bedard s’invitera rapidement dans cette course dès l’an prochain, alors qu’il est en voie d’en amasser plus de 80 à sa deuxième année.
Record de médailles d’or pour le Canada

Huit médailles d’or à Paris: jamais le Canada n’en avait obtenu autant pour des Jeux d’été. Sauf évidemment à Los Angeles, année du boycott lors de la Guerre froide. Après sept médailles d’or à Tokyo, la délégation canadienne a donc confirmé que notre pays devient l'un des meilleurs au monde également aux Jeux d’été. Dans le top 10, en fait, pour la récolte de médailles.
Merci à nos nageuses qui ont volé le spectacle à Paris, avec Maggie Mac Neil, Kylie Masse, Penny Oleksiak et la jeune Summer MacInstosh.
En double, au tennis, Gabriela Dabrowski et Leylah Fernandez ont bûché, mais elles l’ont méritée, leur médaille d’or.
Damian Warner en décathlon, Pamela Ware en plongeon, Maude Charron en haltérophilie, Catherine Beauchemin Pinard en judo et Tamara Thibeault en boxe ont aussi offert des performances mémorables.
Si près, mais si loin

Les Blue Jays ont tellement été dominants en saison. Peu de gens auraient pensé qu’ils auraient encore fait patate en séries éliminatoires. Les 55 circuits de Vladimir Guerrero fils resteront néanmoins parmi les plus beaux exploits de l’histoire de la concession.
Imaginez jusqu’où se serait rendue l’équipe avec Shohei Ohtani... Probablement au même endroit que les Dodgers: en Série mondiale (contre les Yankees, qui l’ont gagnée).
Les Jays manquaient malheureusement de bons lanceurs pour rivaliser avec les meilleurs clubs. En fait, les lanceurs de profondeur n’étaient pas à la hauteur de l’attaque explosive.
Le film se répète avec les Alouettes

Plus la saison avançait, plus on sentait que les Alouettes allaient rejouer le même coup qu’en 2023. Le début de saison a été ordinaire, comme si l’équipe était mal à l’aise de ne plus faire partie des négligés.
Et l’équipe s’est mise à enchaîner les victoires, jusqu’à la dernière. Cody Fajardo a encore été le leader offensif de la troupe montréalaise. Pour un gars réputé pour avoir un bras pas très puissant, le quart-arrière de 32 ans a continué de faire taire tous ceux qui n’ont jamais cru en lui.
Ce n’est que partie remise pour Félix

Pauvre Félix, on y croyait tous: un Québécois qui gagne un tournoi du Grand Chelem. Après sa victoire incroyable contre Novak Djokovic en demi-finale du US Open, on pensait bien qu’il allait réussir à battre Carlos Alcaraz en finale. Surtout après avoir remporté la première manche.
Mais bref, Félix a réussi à revenir parmi les meilleurs au monde en 2024 et tout indique que ce sera à son tour de remporter un tournoi majeur en 2025. Mention honorable à Leylah Fernandez et à Bianca Andreescu pour leur carré d’as à Wimbledon.